mardi 30 juin 2026

"Ruin me, Ventis" de Tessa Wolf

 


Auto-édition

Mars 2026

522 pages

20.90 €

Résumé :

Au royaume de Vakestan, le prince héritier Bastien Alaric Drakenberg incarne à lui seul la puissance, la beauté et la terreur. Aux côtés de son père, il veille sur un royaume qu'il gouvernera un jour d'une main de fer, et cela pourrait le satisfaire... Mais depuis la fin de la guerre, le monde lui semble fade, peuplé d'êtres insignifiants et serviles. Rien ne l'émeut, rien ne l'atteint. Les batailles ont laissé place à un ennui que même le luxe et le pouvoir ne comblent pas.

Reyes Ventis n’aurait jamais dû survivre. Fille des traîtres d’Amarante, royaume ennemi, elle grandit à Vakestan sous le poids d’une faute qui n’est pas la sienne. Tolérée par la loi, rejetée par le peuple, elle apprend à se faire discrète et à encaisser.

Sa vie aurait pu être tolérable, si elle n’était pas empoisonnée par ce seul regret : avoir osé adresser la parole à l’ainé Drakenberg cette nuit-là, car il semblerait que son indiscipline ait éveillé en lui un intérêt cruel.


Mon avis :

Je remercie Tessa pour ce service de presse et la confiance qu'elle m'a une nouvelle fois accordée.

Si ce n'était pas Tessa qui avait écrit cette histoire, je ne l'aurais probablement pas lue, n'étant pas amatrice de romantasy. J'avoue qu'il m'a fallu un certain moment pour entrer totalement dans l'histoire, mais le final annonce un prochain tome explosif !

Reyes est une jeune femme à la vie compliquée. À Vakestan, elle est considérée comme une étrangère, mais dans son pays d'origine, Amarante, elle est la fille des traîtres… Elle tente de se faire sa place dans ce monde où elle ne se sent chez elle nulle part. Lorsque sa route croise celle de Bastien, ce prince ténébreux, ça ne va pas s'arranger. Je l'ai trouvée extrêmement touchante. Elle fait preuve de caractère et de courage lorsque la plupart des personnes s'effondreraient. Malgré tout, on ressent toute sa peine, sa solitude et son besoin de sécurité.
Bastien est ce prince destiné à devenir roi, sombre, qui ne laisse aucune place aux sentiments. Sa rencontre avec Reyes fait vaciller ses certitudes et il se retrouve perturbé par ce qu'elle fait naître en lui. Il est imprévisible dans ses réactions et ça le rend encore plus dangereux.

Cette relation, c'est un vrai slow-burn… Tessa sait parfaitement faire monter la tension, et ça m'a tellement frustrée !! Entre eux, c'est épidermique, magnétique, dès qu'ils se voient, ils sont autant attirés l'un par l'autre qu'irrités ! Ce sont surtout deux cœurs esseulés qui retrouvent dans l'autre ses propres blessures. La tension est omniprésente, même dans leurs silences… elle est même exacerbée dans ce qui est tu. 

Tessa aborde également des thématiques comme le racisme, le fait de ne se sentir nulle part chez soi, on ressent tout ce climat oppressant, inquiétant et violent à travers ses mots qui sont toujours soigneusement choisis. La plume de cette autrice, c'est comme une douce mélodie qui nous enivre pour mieux percuter notre cœur par la suite. Certains passages sont très sombres et violents, attention aux TW.

Un premier tome où il m'aura fallu du temps pour rentrer dedans, mais lorsque tout finit par éclater, la relation entre Reyes et Bastien, les intrigues politiques, les complots, j'ai été prise dans les filets du roman. Et vu la fin, le tome 2 promet d'être beaucoup plus dans l'action !

vendredi 26 juin 2026

"Une belle vie" de Virginie Grimaldi

 


Éditions Le livre de poche

Mai 2024

371 pages

8.90 €


Résumé :

Emma et Agathe Delorme sont soeurs. Elles ont grandi l'une contre l'autre, mais sont pourtant très différentes. Agathe, la plus jeune, bordélique et ardente, a toujours pris toute la place dans le bain, dans la chambre et dans le coeur d'Emma.

Après cinq ans d'un silence inexpliqué, Emma donne rendez-vous à Agathe dans la maison de vacances : Mima, leur grand-mère adorée, n'est plus, il faut vider les lieux et faire le tri dans les souvenirs. Les soeurs Delorme ont une semaine pour tout se dire et rattraper le manque de l'autre. Parviendront-elles à réparer le passé ?

Dans la beauté de cet été au Pays basque, où leur enfance cogne à la porte, résonne la force de leur histoire.


Mon avis :

Une fois de plus, Virginie Grimaldi nous offre une histoire entre rires et larmes, une histoire qui m'a touchée en plein cœur. 

Deux sœurs que tout semble opposer et qui sont pourtant liées par un passé douloureux qui les a marquées de manière indélébile. Et l'autrice arrive à mettre des mots si justes et précis sur cette relation fraternelle. Relation qui n'est pas toujours parfaite, parfois difficile tant les caractères sont différents et pourtant, on ressent tout l'amour et l'affection qu'il y a entre elles. Cet amour inaltérable qui défie tout.

Emma et Agathe sont tellement différentes. Emma est cette sœur aînée qui a toujours eu un poids trop important sur les épaules. Cette impression de devoir être forte pour tout le monde, quitte à parfois s'oublier soi-même. Et il y a Agathe, la cadette, celle qui est plus loufoque, qui a toujours paru déconnecter du monde, mais qui au fond, souffre tellement. Et malgré ces dissemblances, elles sont complémentaires et la perte de leur grand-mère adorée, cette semaine de vacances où elles se retrouvent font remonter des souvenirs, et elles vont pouvoir mettre à plat certaines rancœurs qui subsistaient entre elles. Je pense que quiconque qui a des frères ou des sœurs saura se reconnaître dans cette histoire.

L'autrice arrive toujours à aborder des thématiques fortes et touchantes comme le deuil par exemple tout en y ajoutant cette petite touche d'humour qui la caractérise. Avec ses romans, je ris, je pleure, ce sont toujours des histoires qui me procurent beaucoup d'émotions et c'est exactement ce que je recherche dans mes lectures. C'était une magnifique lecture qui s'est lue toute seule !

lundi 22 juin 2026

"17 ans plus tard" de J. P. Pomare

 


Éditions Mera

Avril 2026

422 pages

19.99 €


Résumé :

17 ans plus tôt, la Nouvelle-Zélande est ébranlée par le massacre de la famille Primrose. Très vite, les soupçons se tournent vers Bill Kareama, leur jeune chef cuisinier maori. Le procès est expéditif : Bill, qui clame son innocence, est reconnu coupable et condamné à une lourde peine de prison.

17 ans plustard, la podcasteuse de true crime Sloane Abbott décide de rouvrir l'affaire. Sans badge ni arme, elle n'a qu'un micro et une obsession : rendre la parole à ceux que la justice a abandonnés. Mais en découvrant l'affaire Primrose, un doute s'installe, un vide, une incohérence, un malaise impossible à ignorer. 

Peu à peu, les preuves s'effritent, les témoignages se contredisent, et les suspects changent de visage. Pourquoi Bill a-t-il avoué si rapidement ? Pourquoi certains éléments ont-ils été écartés de l'enquête ? La famille Primrose était-elle aussi parfaite qu'elle n'en avait l'air ? Chaque révélation rapproche Sloane d'un passé que certains feraient tout pour enterrer à jamais.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Dès les premières pages, l'auteur entraîne le lecteur dans une enquête qui lui fera se poser mille questions et le mettra dans un doute permanent et insidieux.

Grâce à une construction du roman faite de manière intelligente mais surtout addictive, on suit le point de vue de plusieurs personnages, ce qui nous permet de comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire, mais qui met encore plus le lecteur dans l'incertitude je trouve !

Sloane, un podcasteuse de renom, s'attaque à une grosse affaire criminelle néo-zélandaise, mais rapidement, elle se rend compte que l'enquête a été bouclée et le procès expédié, il subsiste toujours des zones d'ombres. C'est une héroïne décidée, volontaire, elle ne compte pas laisser tomber et j'ai apprécié sa pugnacité. 
Il y a tout un florilège de personnages autour d'elle, certains plus intéressants que d'autres, mais tous ont leur importance dans l'histoire.

J'ai grandement apprécié les chapitres flash-back sous le point de vue de Bill, car ils éclairent vraiment l'affaire et aident d'autant plus à mieux comprendre comment on en est arrivé au drame. 

C'est un thriller que j'ai vraiment adoré, prenant, tortueux, qui m'a amenée à faire énormément de théories (et n'en avoir aucune !). L'auteur aborde plusieurs thématiques intéressantes, notamment le racisme, et les inclut parfaitement dans son histoire. Jusqu'au bout, j'ai douté, si Bill était vraiment coupable ou pas, mais je ne vous dirai pas si c'est le cas ! En tout cas, un excellent roman que je recommande, qui m'a donné envie de découvrir les autres écrits de l'auteur. 

jeudi 18 juin 2026

"Run boy run" de Émily Kind

 


Éditions Plumes du web

Juin 2026

369 pages

18.90 €


Résumé :

Après la mort de son jumeau quand il avait douze ans, Naoya fugue à Tokyo et, pendant sept ans, s'abandonne à la violence des rues de la capitale. Jusqu'à ce qu'il soit contraint de quitter la ville pour se planquer loin des embrouilles.
De retour dans sa ville natale, sa grand-mère lui pose un ultimatum : il doit tirer un trait sur son passé peu recommandable et reprendre une vie normale.
Mais à peine arrivé à l'université, il tombe sur Manjiro Nanashima.
Manjiro Nanashima, le capitaine aussi insupportable qu'arrogant de l'équipe de volley.
Manjiro Nanashima, le garçon qui était fou amoureux de son jumeau disparu.
Le choc est brutal. Parce qu'aucun des deux ne s'est remis de la mort d'Akane. Parce qu'ils ne se sont jamais supportés. Et la situation ne risque pas de s'arranger quand l'insolence de Naoya le pousse a integrer l'équipe de volley de Manjiro...


Mon avis :

Plume découverte l'année dernière que j'avais adorée, j'ai décidé de découvrir mon premier MM avec Emily. Et ça a vraiment été une belle lecture, pleine de tensions et d'émotions.

Personnage présent dans son précédent roman, je savais que Naoya allait me bouleverser. De par son passé, ce qu'il a vécu, la perte de son frère jumeau puis cet engrenage plein de violence au cœur de Tokyo, on pense qu'il va pouvoir se reconstruire de retour dans sa ville natale. Mais il est toujours ce garçon qui flirte avec les limites, qui a ce besoin d'adversité et d'affrontement pour se sentir vivant, lui qui a laissé partir un bout de son âme en même temps de son frère. On le sent sur le fil du rasoir, et à tout moment, il peut basculer du mauvais côté. 
Puis il y a Manjiro, ce garçon pour qui Akane était tout. Son quotidien, son amour, son monde, et lorsqu'il regarde Naoyo il ne peut s'empêcher de voir le reflet de celui qui a disparu. On sent à quel point la situation est douloureuse pour lui.

Entre eux, c'est l'attirance qui fait mal, celle que l'on ne peut refreiner même si elle nous brise à chaque fois. Ils ont ce magnétisme, ce besoin irrépressible d'aller vers l'autre bien que ça les anéantisse. Nous sommes avec un vrai ennemies-to-lovers, dont la tension est constante, elle transpire à chaque page, et c'est un réel combat pour Manjiro et Naoya de ne pas succomber à l'autre. Mais, au-delà de l'intensité de leur attirance, ils sont surtout liés par une souffrance incommensurable dont l'un et l'autre n'arrivent pas à s'extirper. Avec les flash-back, on comprend pourquoi tant d'animosité et de haine entre eux, et c'est bouleversant.

Une romance psychologique douloureuse, avec la plume si addictive, imprégnante et dévorante d'Emily. Elle arrive à nous faire vivre des émotions d'une intensité folle et nous brise le cœur à certaines pages qui sont inoubliables. Une histoire impactante tant dans ses personnages que dans son style et sa force émotionnelle. Une romance que je n'oublierai pas.

jeudi 11 juin 2026

"Le cabinet des illusions" Enquête à Venise, 1907 de Jean-Luc Bizien

 


Éditions Maison Pop

Mars 2026

368 pages

19.95€

Résumé :

D’étranges incidents viennent perturber les répétitions de Chung Ling Soo, le légendaire magicien chinois. Dans les coulisses du Teatro Rossini, des ombres sans visage rôdent, les murs semblent respirer, murmurer et la scène réclamer le sang des intrus.

Pour Paolo, le vieux gardien, il n’y a aucun doute : le Fantôme de l’Opéra est de retour !

Alors, quand les cadavres commencent à s’accumuler, Chung Ling Soo disparaît… et William Ellsworth Robinson, maître de l’illusion et stratège hors pair, se révèle.
Face à lui, un ennemi insaisissable, un sorcier invisible qui transforme le théâtre en piège vivant. L’heure n’est plus au spectacle, c’est à un duel à mort que vont se livrer les deux adversaires.

Dans une Venise noyée de brume, où chaque masque peut dissimuler un monstre, William Elworth Robinson devra affronter bien plus qu’un fantôme… et percer un secret capable de le détruire.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi surprise !

Le premier tome se déroulait à Vienne et je l'avais beaucoup apprécié. Ici, direction Venise, quelques années plus tard, où l'on retrouve la troupe du magicien qui se prépare pour de nouvelles représentations dans un célèbre théâtre.

Comme dans le précédent opus, j'ai vraiment passé un excellent moment avec cette histoire. 
Cette fois-ci, la troupe va se retrouver personnellement prise à partie. Et Will ne peut pas laisser passer ça. Il va tout mettre en œuvre pour découvrir qui s'en prend à eux et pourquoi.

Dès les premières pages, nous sommes plongés au cœur de cette intrigue et c'est là que tout le talent de l'auteur est mis en exergue car il réussit à happer le lecteur à ses premiers mots pour ne plus le lâcher. Il n'a pas son pareil pour conter ses histoires, mais surtout, on sent que c'est méticuleusement documenté, et historiquement très juste et véridique. Il arrive à nous plonger dans ces ruelles de Venise du début du vingtième siècle, à nous faire ressentir toute cette atmosphère et l'énergie de l'époque. 

L'enquête est bien menée, avec en élément central le célébrissime fantôme de l'opéra, et l'auteur en fait son interprétation. C'était vraiment très intéressant avec beaucoup de mystères, de rebondissements, des chemins sinueux et dangereux qui maintiennent l'intérêt du lecteur jusqu'à la toute fin. Il n'y a maintenant plus qu'à attendre le troisième tome pour retrouver le magicien et ses acolytes auxquels je me suis beaucoup attachée.

vendredi 5 juin 2026

"Le café des rêves" de Gavin's Clemente Ruiz

 


Éditions XO

Mai 2026

320 pages

20.90 €


Résumé :

Après un burn-out à Berlin, Inès, trentenaire à la vie jusque-là très " connectée ", trouve refuge dans le sud de l'Espagne, chez sa grand-mère, Pilar, qu'elle n'a pas vue... depuis trop longtemps.

Dans ce coin de paradis chauffé par le soleil, le " café sans nom " – mais à l'âme si présente – bat au rythme des confidences et des rêves qui s'y croisent.

Autour des tables, Inès fait la connaissance de Luz, la voisine au food truck poétique, de Ruben, le patron aux doux silences, de Julia, la coiffeuse au cœur cabossé, et d'Alberto, ancien instituteur aux secrets bien gardés. Sans oublier le cercle des sorcières bien-aimées animé par Pilar – vieilles dames aussi fantasques que redoutablement lucides.

Entre tortillas bien grasses, olives pimentées, cartes postales pleines de vérités et rires qui font du bien, Inès découvre alors que, loin des ambitions et des illusions, il existe mille façons de vivre, d'aimer... et de rêver sous les figuiers.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Il y a des romans pour lesquels on attend juste du divertissement, de psser un agréable moment, c'était le cas pour celui-ci, avec sa jolie couverture, son titre, cette promesse d'évasion au cœur de l'Andalousie… Je n'étais pas préparée à toutes les émotions que cette histoire allait me procurer. 

Inès est cette jeune femme à laquelle il est facile de s'identifier et pour laquelle on ressent beaucoup d'empathie. Elle pense sa vie bien en place à Berlin et pourtant, lorsqu'elle perd son job et son petit ami, elle décide de prendre du recul en allant chez sa grand-mère en Andalousie qu'elle n'a pas vue depuis un moment. Elle va y découvrir une autre manière d'appréhender le quotidien, de voir la vie, mais surtout, prendre le temps de vivre.

Ce roman respire la douceur et la bienveillance, à l'image de tous les personnages que l'on y rencontre. Ils ont tous une histoire de vie et quelque chose à apporter à Inès. Ils sont drôles, attachants et hauts en couleur ! 

À travers les mots de l'auteur, j'ai ressenti tellement de nostalgie. Nostalgie de moments d'enfance, de vacances avec mes grands-parents, ce roman a été comme une madeleine de Proust qui m'a profondément chamboulée et émue. Le ressenti de ces émotions a été bien aidé par la plume de l'auteur à la fois impactante avec des phrases courtes mais aussi remplie de poésie et de tendresse. On ressent avec ces mots tout le soleil de l'Andalousie, les ruelles de ce petit village, la chaleur humaine de ce café, la sororité de Pilar et ses amies. C'était une magnifique lecture qui a su se faire une place dans mon cœur, tout en tendresse et en poésie, qu'il faut faire lire et découvrir. 


mardi 2 juin 2026

"La maison rouge" de Roz Watkins

 


H&O Éditions

Mai 2026

384 pages

22.90 €


Résumé :

Quand j’avais cinq ans, je m’appelais Célestine Flowers. Oui, je suis celle qui s’est enfuie de la Maison Rouge, la fameuse fillette aux serpents. Oui, j’ai été témoin du massacre de mes parents, et c’est moi qui ai désigné Joseph, mon propre frère, à la police.
Mais vingt ans se sont écoulés depuis ces événements tragiques et, aujourd’hui, je fais tout pour vivre une vie normale : j’ai déménagé et changé de nom, je travaille à mi-temps dans une librairie. Mon plus gros souci, c’est ma prosopagnosie, une incapacité à reconnaître les visages qui me contraint à vivre dans une certaine solitude. Ma grand-mère, Peggy, est ma meilleure amie, c’est elle qui s’occupe de mon frère plongé dans le coma depuis cette fameuse nuit.
Or, aujourd’hui, tout semble concourir à faire voler en éclat ce que j’ai mis tant de temps à construire. Pour pouvoir retrouver ma tranquillité, je vais devoir prendre des décisions terribles, plonger dans mon passé et revenir à la Maison Rouge.
Alors, vais-je devoir risquer ma vie pour pouvoir vivre comme je l’entends ?


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Je me suis lancée dans ce thriller en ne sachant pas trop où j'allais car, comme indiqué dans le résumé, on connaît déjà le coupable de la tuerie donc je me demandais où l'autrice voulait emmener le lecteur. Mais j'ai fait confiance et cette lecture a été excellente !

L'autrice a mené son histoire de manière assez brillante je trouve. En mettant le roman sous les yeux d'Eve (anciennement Celestine) qui est atteinte de prosopagnosie, on suit avec elle l'avancée de ses recherches, et lorsqu'elle se met à douter de la culpabilité de son frère, cela met également le lecteur en pleine incertitude je trouve. On ne sait plus si on peut faire confiance à ce qu'a vu Eve, et quelque part, le doute s'installe… Le rythme du roman est assez particulier car je l'ai trouvé à la fois bon, les pages se tournent avec facilité, il n'y a que peu de temps mort et à la fois, les choses prennent le temps, elles avancent au rythme où elles doivent avancer, sans toutefois que je relève de longueurs pesantes. 

J'ai trouvé ce thriller captivant tant dans ses personnages contrastés que dans l'intrigue en elle-même qui a su me surprendre du début à la fin. J'en ai lu des thrillers, j'émets toujours de multiples hypothèses, et pourtant, dans celui-ci, je n'ai rien vu venir, car il est bien construit, bien ficelé et très surprenant, et ce jusqu'au dernier moment.

Un thriller qui mérite clairement qu'on se penche dessus et qui ravira les amateurs du genre, je pense. C'est en tout cas une autrice que je vais suivre avec attention !

vendredi 22 mai 2026

Red flag (Saga First year) de F. Myjany

 


28 mai 2026

455 pages

4.99 € (ebook)


Résumé :

Evy Bast débarque à Redwood Coast University avec un seul rêve : intégrer le prestigieux cursus de littérature. Mais faute de bourse étudiante, elle va démarrer cette première année loin des amphithéâtres, derrière le comptoir du réputé Seaside Coffee.
Quand la rumeur d'un trafic de drogue circule parmi les étudiants, Evy y voit une chance inespérée. Elle va alors proposer un marché peu commun au doyen de l'université : devenir son informatrice en échange d'une bourse.

Mais c'est sans compter sur sa rencontre avec Zane MacHallan.

Fils du doyen, charmeur insolent et insupportable, Zane est celui qui fascine autant qu'il agace. Mais s'il semble ne jamais rien prendre au sérieux, Zane cache derrière des airs de Red flag ambulant, une intelligence acérée.

Entre eux, la tension est immédiate dès leur première rencontre. Mais Evy ignore une chose essentielle : le dealer qu'elle recherche et qui pourrait lui donner accès à ses rêves pourrait bien être celui qui l'attire irrémédiablement.

Entre tension dangereuse et secrets bien gardés, c'est un jeu du chat et de la souris qui prend vie. Et lorsque la vérité éclatera au grand jour, resteront-ils du même côté ?


Mon avis :

Je remercie l'autrice pour sa confiance !

Fanny a réussi à nous offrir une romance universitaire qui sort des codes et des clichés habituels et c'était vraiment rafraîchissant. 

Evy est une jeune femme qui m'a réellement conquise. J'ai aimé les valeurs qu'elle a et qu'elle défend. Elle ne rêve que d'une chose, intégrer l'université pour y étudier et pour ça, elle est prête à tous les sacrifices. Cependant, elle reste intègre et fidèle à ses principes. C'est une jeune femme à qui la vie n'a pas fait de cadeaux et qui malgré tout est rayonnante et attachante. 
Zane est son parfait opposé. Fils du doyen, il a grandi dans l'aisance, et en dépit de ça, il n'est pas heureux. Il a besoin d'adrénaline et pour cela, il n'hésite pas à franchir les limites. Il n'est pas le boyfriend parfait, loin de là. Il est plein de contrastes, il est agaçant, mais il fait preuve dune grande intelligence et ça va captiver Evy.

Deux êtres que tout oppose, et pourtant… Evy va réussir à voir en Zane ce qu'il s'efforce tant à cacher aux yeux des autres. Elle arrive à voir au-delà de ses apparences et de sa carapace, et lui la pousse à donner le meilleur d'elle-même, même lorsqu'elle n'y croit plus.

J'ai adoré la construction de l'histoire faite par Fanny, la manière dont elle aborde certaines thématiques, dont une que l'on voit trop peu, toujours avec l'humour et la bienveillance qui la caractérisent. Avec cette histoire, elle nous montre que parfois, tout n'est pas simple et ne se résout pas parce qu'on a rencontré la bonne personne. Le chemin peut être chaotique, tout n'est pas pardonnable ou acceptable, même au nom de l'amour. Ça apporte tellement de réalisme à cette histoire.

Une romance universitaire qui m'a happée, que j'ai adorée, avec la plume toujours diablement efficace de Fanny. Un petit bonbon à déguster !

mercredi 13 mai 2026

"Just pretend" de Ellie Jade

 


Éditions Addictives

Mars 2024

431 pages

8.90 €


Résumé :

Née dans une famille bourgeoise où les traditions prédominent, Constance doit sans cesse répondre à la même question ; pourquoi n'a-t-elle toujours pas trouvé un bon parti ? Un soir, elle craque et annonce à ses proches ce mensonge éhonté : elle sort avec l'homme parfait. Désormais, il ne lui reste plus qu'à le rencontrer… et vite ! En apparence, Bauer coche toutes les cases pour jouer le faux fiancé de Constance au pied levé. En réalité, il est très loin de ce que les parents de la jeune femme attendent d'un gendre idéal. il est taciturne, marqué par les tourments, et la carrière qu'il tente de laisser derrière lui les ferait rougir jusqu'aux oreilles… Mais l'acting est une seconde nature pour Bauer, et il est bien décidé à jouer son rôle jusqu'au bout. Constance et Bauer devront affronter les conventions, leurs démons et toutes les nouvelles émotions qui les tourmentent…


Mon avis :

Une romance sur base de fake dating, on ne va pas se le cacher, c'est mon petit péché mignon ! Quand, en plus, on a des personnages attachants, mais surtout avec des caractères assez fougueux, c'est carton plein ! Et là je remercie Ale de m'avoir fortement encouragée à découvrir cette histoire.

Si je n'avais pas attaqué cette histoire en étant malade, je l'aurais clairement dévorée ! La plume d'Ellie que je découvrais est comme un petit bonbon acidulé, elle est sucrée, tout en étant piquante, elle se savoure. C'est plein de dynamisme, de fluidité et d'humour.

J'ai succombé pour Bauer, à l'image de Constance ! Il respire la force tranquille, et malgré tout, il est comme un volcan en sommeil. Il dégage ce côté protecteur et rassurant dont Constance avait réellement besoin. Il était étriqué dans le carcan imposé par ses parents, il a cherché son émancipation, ce qui l'a malheureusement conduit sur le mauvais chemin. Il est tiraillé entre son besoin de liberté et d'assumer les conséquences de ses choix. Malgré tout, il reste un homme bienveillant sur lequel on peut s'appuyer.
Constance est cette jeune femme qui a les mêmes fêlures que Bauer, ce sentiment d'être dans l'incapacité d'arriver à l'idéal imposé par ses proches. 

Après une première rencontre épique, poussés dans ce fake dating, il va falloir qu'ils s'apprivoisent, mais ils vont surtout se découvrir plus de points communs qu'ils ne l'imaginent et chacun va apaiser le cœur de l'autre.

C'était vraiment un excellent moment de lecture, qui aura remuer mon cœur bien plus que je ne l'avais envisagé ! Je relirai cette autrice avec grand plaisir !

jeudi 7 mai 2026

"Noces de cendres" T1 de Mireille Calmel

 


XO Éditions

Avril 2026

355 pages

20.90 €


Résumé :

Bretagne, juin 1505

Lorsque le capitaine René de Kerboullart, maître des eaux et des forêts de Rhuys, demande la main de Sigilée, tout en elle s'enflamme.

L'homme est aussi séduisant que mystérieux. Il ne réclame pour dot qu'un lopin de terres marécageuses, oubliées de tous !

Un choix étrange. Dans ces terres noyées de brume, les loups rôdent. Et, jusque dans les murs de l'abbaye voisine, on murmure qu'un mal ancien s'éveille...

Tandis que Sigilée s'abandonne à l'homme qu'elle croit aimer, Kerboullart resserre peu à peu son emprise. Il est convaincu qu'elle est la clef d'une malédiction monstrueuse.

Une malédiction qu'il est prêt à détruire à tout prix. Quitte à sacrifier son épouse...


Mon avis :

Je remercie la maison d'éditons pour cet envoi !

Encore une fois, Mireille Calmel nous offre un roman à la croisée des genres : de l'historique, du fantastique, cette petite touche de mysticisme qui nous plonge dans une lecture envoûtante. vous allez me dire que depuis le temps, je ne suis certainement plus objective avec cette autrice, et c'est probablement le cas !

Nous avons toute une palette de personnages, tous plus intéressants les uns que les autres, qui, derrière des apparences stéréotypées, se révèlent plus complexes et torturés qu'il n'y paraît. Faux-semblants, secrets, trahisons vont mettre à mal l'image que le lecteur se fait de certains protagonistes. Et j'ai aimé me sentir balloter ainsi et ne plus savoir à qui me fier. 

Nous sommes dans une Bretagne du 16e siècle, où les diverses croyances et peurs bercent le quotidien des habitants. Et c'est dans ce climat inquiétant que l'on suit Sigilée qui doit épouser René, cet homme qui la pousse dans des retranchements de sensualité qu'elle n'imaginait pas. Mais elle est surtout au centre d'une malédiction qu'elle ne soupçonne absolument pas.

L'intrigue est bien ficelée, même si elle peut sembler lente à certains moments, Mireille Calmel prend le temps de nous plonger dans son univers et de nous mener par le bout du nez, il faut le dire ! J'ai adoré cette ambiance fantastique, et ce cliffhanger de fin qui nous laisse sur notre faim, dans l'attente du prochain tome !

mardi 5 mai 2026

"Le piège" de Olivier Bal

 


Éditions XO

Avril 2026

412 pages

21.90 €


Résumé :

Depuis 10 ans, Harry Miller traque Franck Lombardo à travers les États-Unis.
Il le laisse disparaître. Changer de ville. Recommencer une vie.
Et puis, quand Franck croit enfin être libre, le piège se referme. Une nouvelle fois.
Pourquoi cet acharnement ?
Dans la guerre que se livrent ces deux hommes, une enquêtrice, Leah, est rongée par le doute.
Qui est le chasseur... Qui est la proie ?
Et si le véritable piège n'était pas celui que l'on croit ?


Mon avis :

Je remercie XO éditions pour cet envoi !

Un thriller haletant et diablement, méthodiquement efficace.

Ça fait bien longtemps que je n'avais pas été autant prise dans un thriller, totalement happée, une lecture en apnée, écrite par la plume précise et incisive de l'auteur. Un roman où l'on joue avec la dualité des sentiments, des émotions, du bien et du mal. 
Qui est réellement le protagoniste ? Qui est l'antagoniste ?
Lorsque l'on débute notre lecture, on en a une idée assez bien précise en tête, puis petit à petit, sournoisement, Olivier Bal brouille les cartes et embrouille les esprits.

La psychologie des personnages est finement maîtrisée de la part de l'auteur. On se prend d'empathie successivement pour Harry, puis pour Franck. Pourquoi cette chasse incessante au fil des années ? C'est la question qui hante le lecteur dès le début de sa lecture. Puis toutes les pièces s'emboîtent, tel un puzzle machiavélique. Avec cette histoire, Olivier Bal aborde plusieurs thèmes : le deuil, la vengeance, l'obsession, la manipulation. Comment et pourquoi un homme, le plus ordinaire du monde, peut sombrer dans une telle folie et devient le cauchemar d'un autre ? 

Écrit de manière assez cinématographique, avec des allers et des retours dans la ligne temporelle, on découvre chaque piège au fil des années, tous plus diaboliques les uns que les autres. Un thriller où la tension est palpable à chaque page, que j'ai dévoré, tout en en savourant chaque mot. Un roman qui vous prend au piège pour ne plus vous lâcher jusqu'au dénouement final !

mercredi 29 avril 2026

"La recette du bonheur est de n'en suivre aucune" de Charlotte Léman

 


Éditions Maison Pop

Avril 2026

250 pages

19.95 €


Résumé :

Après un divorce difficile, Clémence renaît au Pays basque, où elle s’épanouit enfin entre son amoureux, ses amies et un travail où elle peut s’adonner à sa passion pour la pâtisserie. Confiante en l’avenir, elle est décidée à ne plus se laisser marcher sur les pieds. Mais, malgré ses bonnes résolutions, les vieilles habitudes et le passé ont vite fait de la rattraper. Alors, quand un enchaînement d’imprévus – dont le retour de son ex toxique – vient mettre à mal son équilibre, sa sérénité va retomber comme un soufflé !Après avoir fait des tartes meringuées avec les citrons que la vie a mis sur son chemin, Clémence va devoir, à présent, trouver les ingrédients pour écrire sa propre recette du bonheur.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi !

J'avais adoré le premier roman où l'on découvrait Clémence, cette jeune quarantenaire qui devait se reconstruire après un divorce rocambolesque. Et j'ai encore une fois adoré ce roman !

C'est le style de roman que l'on ouvre, que l'on dévore en ayant ce petit sourire aux lèvres et que l'on savoure comme une douce pâtisserie.

On retrouve Clémence au Pays Basque où elle a réussi à se reconstruire, se retrouver, et être en accord avec elle-même. Elle est en couple, mais elle le vit sans prise de tête, au jour le jour et ça fait du bien. On la suit entre son job à la boutique, son amoureux, sa relation avec son fils, son groupe d'amies. Il y a tous ces petits tracas que l'on peut tous connaître un jour dans notre vie quotidienne, mais toujours avec cette petite touche d'humour piquante et délectable !

J'ai ri, j'ai souri, j'ai été émue, j'ai été touchée, je suis passée par pas mal d'émotions avec ce roman qui nous montre que les petits bonheurs de la vie et du quotidien sont tellement importants et qu'il faut savoir les apprécier à leur juste valeur. Il faut également savoir s'écouter, dire non pour être mieux dans sa vie et en accord avec soi-même. 

Un joli roman contemporain avec une héroïne douce, bienveillante et drôle que j'ai adoré retrouver une nouvelle fois ! Et mention spéciale pour les hashtags à la fin des chapitres !

mercredi 22 avril 2026

"La faille" de W. Chmielarz


Éditions Méra
Novembre 2025
352 pages
19.99 €

Résumé :

Lorsque Janina perd la vie dans un accident de voiture, le monde de Maciej s'écroule. Comment annoncer l'impensable à leurs deux petites filles ? Et comment faire le deuil, quand tant de questions restent sans réponse ?
Janina devait se rendre en voyage d'affaires à Cracovie. Pourtant, l'accident s'est produit à plus de cinq cents kilomètres de là, près de Mragowo. S'est-elle trompée de route ? Lui a-t-elle menti ? Alors qu'un mystérieux inconnu se présente à l'enterrement, Maciej réalise que sa femme dissimulait de terribles secrets.
Rongé par le doute, Maciej décide d'aller enquêter sur place. Mais plus il creuse, plus il se rend compte que la vérité, loin de le libérer, pourrait bien le détruire.
Un choix s'impose alors à lui : retourner à Varsovie... ou poursuivre les fantômes du passé.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi.

Un thriller construit comme un jeu de pistes où l'on suit Maciej, cet époux désœuvré par la mort brutale de sa femme mais qui n'est pas au bout de ses surprises en découvrant petit à petit tout ce qu'elle lui cachait.

Lentement, mais sûrement, l'auteur nous emmène sur des chemins sinueux et sombres, avec cet homme qui doit non seulement faire son deuil, gérer celui de ses enfants, mais qui cherche surtout à comprendre. Pourquoi ? Comment ? Il est partagé entre sa peine incommensurable et son envie, son besoin viscéral de savoir, même si ça doit le faire souffrir encore plus.

La plume de l'auteur nous fait ressentir toute cette multitude de sentiments, d'émotions, parfois contradictoires, qui traversent le protagoniste avec une justesse qui m'a saisie. Le tout porté par le choix du récit à la première personne, amenant encore plus d'immersion au lecteur. Les pages de ce roman se tournent toutes seules, sans même que l'on s'en rende compte tant on a envie de savoir nous aussi. 

L'auteur part d'un drame, malheureusement tragiquement banal, pour nous offrir un roman prenant et fascinant, où les apparences peuvent être trompeuses. Il est parti dans une direction que je n'avais pas appréhendée, et je n'en ai été que plus bluffée et surprise. Un thriller que je vous recommande, et qui est d'autant plus accessible car sans aucune scène gore.
 

lundi 13 avril 2026

"Hôtel Avallon" de Maggie Stiefvater

 


Éditions du Seuil

Avril 2026

440 pages

23.50 €


Résumé :

En 1942, au coeur des Appalaches, June Hudson dirige l’un des plus beaux hôtels spa d’Amérique du Nord. Cette institution, propriété de la riche famille Gilfoyle, semble à mille lieues du conflit qui ravage l’Europe. Mais lorsque les États-Unis entrent en guerre, June et ses 450 employés ont pour obligation de recevoir des diplomates de l’Axe assignés à résidence sous bonne garde du FBI.
À l’Avallon, personne ne souhaite servir du caviar à l’ennemi. Alors que les tensions montent entre le personnel et les hôtes, le vernis impeccable de ce cadre idyllique commence à s’écailler. Le regard inquisiteur de l’agent Minnick ajoute au trouble que ressent June, déstabilisée par cette situation qui la dépasse, et les dilemmes qui l’accompagnent.
Car June cache un secret, un secret au coeur de l’Avallon, pour lequel elle a tout risqué.


Mon avis :

Je remercie Babelio ainsi que la maison d'édition pour cet envoi !

Ayant lu l'autrice avec ses romans YA, pour son premier roman adulte, je pensais à un style facile, une lecture aisée. Il n'en a rien été !

Ici nous sommes dans un vrai roman d'ambiance, avec un rythme lent, et un style très travaillé, peut-être un peu trop parfois, ce qui amène des longueurs à mon sens. Malgré tout, je ne peux pas dire que ça ait été un mauvaise lecture !

1942, la Guerre fait rage en Europe, mais elle toque également à la porte des Américains qui viennent de subir l'attaque de Pearl Harbor. Et lorsqu'un hôtel luxueux devient la résidence de plusieurs diplomates ennemis, c'est comme si la guerre frappait à leur porte.

Dans ce contexte historique lourd, nous suivons la vie de cet hôtel de luxe, où il y a beaucoup de personnages qui évoluent, ce qui m'a parfois perdue un peu dans ma lecture. Employés de l'hôtel, représentants des forces de l'ordre, diplomates de l'Axe, tous vont se croiser, mais surtout devoir vivre ensemble, se côtoyer et apprendre à composer malgré les inimitiés et cette atmosphère oppressante. 

Le rythme du roman est assez lent, la mise en place de l'intrigue également, l'autrice prend le temps de tout, avec une plume travaillée, un brin onirique, et ajoute à son histoire et à l'hôtel un côté mystique où les secrets sont omniprésents. 

J'aurais souhaité un roman plus ancré dans l'historique, le contexte de la guerre dont les Américains semblent bien loin de ce qui se passe en Allemagne, jusqu'à ce que les Japonais les frappent, et moins cette partie de la vie de l'hôtel où tout ne doit être qu'apparence et faux sourires, quitte à verser dans l'hypocrisie... Si vous aimez les romans portés par une ambiance feutrée, un appel à la libération et l'ouverture de la pensée, avec une touche d'historique et de luxe, cette histoire devrait vous ravir. Pour ma part, ça a été une lecture intéressante, mais que j'aurais aimé plus rythmée, et pas réellement celle à laquelle je m'attendais.

mardi 7 avril 2026

"Le vampire de Montparnasse" de Paul Eckerman

 


Éditions Dark Side

Mars 2026

220 pages

19.95 €


Résumé :

Paris, 1848. Tandis que la Révolution fait trembler les fondations de la monarchie, une autre terreur s’installe dans les entrailles de la ville. Des cadavres exhumés, souillés, mutilés, dévorés. La presse en fait ses choux gras et, très vite, un nom circule dans les ruelles sombres : « le Vampire du Montparnasse ».
Entre folie, pulsions destructrices et silence des institutions, l’affaire défie les limites de la justice et de la médecine. Chargé du dossier, l’inspecteur Charles Arburu plonge dans une traque obsédante.
Inspirée de faits réels, cette enquête aux accents gothiques explore les tréfonds de l’âme humaine aux débuts de la psychiatrie criminelle. Une plongée vertigineuse dans un XIXe siècle où la science balbutie face à l’horreur indicible.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition et l'auteur pour cet envoi !


L'auteur nous amène sur les traces de cet individu qui a durant plusieurs semaines semé la terreur dans les cimetières parisiens, exhumant des cadavres, les mutilant, voire plus... Dès les premières lignes, on sait que l'auteur va nous mettre face à ces atrocités, sans concession, sans retenue. Certaines scènes sont décrites de manière précise, chirurgicale, graphique, et malgré ça, sans aucun voyeurisme malsain. Il nous expose juste les choses de manières très factuelles, ce qui les rend encore plus dérangeantes et inconfortables je trouve.

C'est une immersion dans ce Paris du 19e où le climat est inquiétant, aux notes gothiques, aux côtés de cet enquêteur, Charles Arburu, qui va tout mettre en œuvre pour arrêter la personne qui commet ces ignominies, qui laissent penser qu'elle ne peut pas avoir toute sa tête, aucun homme sain d'esprit ne pourrait commettre de telles atrocités.

J'ai aimé découvrir comment cette enquête avait été menée, avec les moyens de l'époque, comment l'auteur des faits va être traduit en justice, comment sa psychologie va être appréhendée. J'ai trouvé ça tellement immersif, captivant et fascinant. D'autant plus que l'auteur étaye son récit d'annexes sur lesquelles il s'est appuyé afin de rendre tout cela le plus véridique et authentique possible. Je connais son travail de recherche minutieux et méticuleux qui donne tant de profondeur à son histoire.

Si vous êtes amateurs de récits mettant en avant des histoires vraies, sans toutefois être rebutés par des scènes aux détails scabreux, je vous conseille de découvrir cette histoire !