lundi 17 août 2026

"Au-dessus des nuages" de Catherine Cowles

 


Éditions &H

Août 2025

374 pages

18.50 €


Résumé :

Revenir dans sa ville natale est un défi pour Everly. Affronter les souvenirs traumatiques laissés par son enfance brisée est déjà difficile, mais le regard méprisant de Hayes, le nouveau shérif, la pétrifie. À quoi s’attendait-elle ? Son propre père a enlevé la petite sœur du jeune homme, des années plus tôt, brisant plus d’une vie. Pourtant, elle croit également deviner dans ses yeux une lueur de désir qui la trouble et menace les barrières qu’elle s’efforce de maintenir entre eux. Alors qu’elle souhaite repartir de zéro, les ombres du passé se font plus oppressantes et angoissantes que jamais. Jusqu’où pourra-t-elle fuir avant que son histoire l’enchaîne à nouveau ?


Mon avis :

Une autrice que j'avais hâte de lire et ça a été une très belle découverte.

Everly est une jeune femme qui revient dans sa ville natale où elle va devoir faire face à son passé douloureux, mais elle souhaite avoir enfin le nouveau départ auquel elle a droit. J'ai adoré cette jeune femme courageuse, résiliente, qui ne baisse pas les bras, même lorsque tout semble se liguer contre elle. On sent toute la bienveillance qui émane d'elle, elle a à cœur de faire le bien, elle est soucieuse du bien-être des autres, et elle veut prouver qu'elle est différente de sa famille, et ne veut plus être associée à elle. 
Hayes, il partait mal, je dois le reconnaître. Au début, je l'ai trouvé intransigeant, obtus. Puis il va apprendre à voir au-delà de ses préjugés, et il va avancer, se remettre en question, et reconnaître ses erreurs de jugement. Je l'ai trouvé très intelligent par la suite dans l'appréhension et la lecture des émotions. 

La romance est belle et touchante. Rien ne prédestinait Everly et Hayes à être attirés l'un par l'autre, à commencer une histoire, mais tout se fait de manière si naturelle entre eux que c'était vraiment attendrissant. Il est également beaucoup question de l'amour familial, on ressent le lien qui unit les membres de la famille Easton, la famille de Hayes. Ils ont vécu le pire avec l'enlèvement de leur fille, malgré tout, ils ont su se relever et se reconstruire, c'est la famille où il y a énormément de tendresse entre eux, ils sont présents les uns pour les autres. Et Everly va pouvoir s'en rendre compte. 

J'ai adoré le contexte de la petite ville où tout le monde se connaît, et où le passé d'Everly est encore très présent, la toxicité de sa famille transpire à travers les pages du roman. Le côté suspense m'a beaucoup plu, même si j'avais deviné certaines choses, ça ne m'a pas du tout dérangée et gâché ma lecture. J'ai été embarquée du début à la fin, portée par la plume ultra addictive de l'autrice, que je relirai à coup sûr !



vendredi 7 août 2026

"La conjuration de Tokyo" de Cédrix Bannel

 


Éditions XO

Mai 2026

394 pages

21.90€


Résumé :

À Tokyo, un haut fonctionnaire international et sa femme sont assassinés. De la cocaïne est retrouvée à leur domicile. La police conclut à des meurtres crapuleux.
Kido, elle, n’y croit pas. Avec ses cheveux bleus et sa volonté de fer, l’enquêtrice − qui traque à l’ONU les délinquants financiers − soupçonne une conjuration machiavélique. D’autant que se profile l’ombre du Chat qui tranche, un mystérieux tueur, insaisissable. Pour qui travaille-t-il ?
Dans sa quête de vérité, Kido s’appuie sur sa mère, Sanae, qui connaît tous les bas-fonds de la ville, et sur l’étonnante Madame Satomi, bras droit d’un yakusa. Elle peut aussi compter sur Masaki, champion de sumo légendaire.
Le quatuor a cinq jours, pas un de plus, pour faire dérailler une mécanique implacable.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Dans ce roman, direction le Japon sous la plume de Cédric Bannel, auteur que je découvrais. Un roman qui m'a fait passer un bon moment, mais qui n'aura pas été non plus la lecture de l'année, pour des raisons qui me sont propres malgré tout.

Kido travaille pour l'ONU et elle va être appelée sur une scène de crime car c'est un de ses supérieurs qui vient d'être assassiné avec son épouse. À partir de là, elle va être entraînée dans un engrenage qui la dépasse, elle habituée aux affaires financières. 

Le roman se lit bien, très bien même. Le fait qu'il soit découpé en jour et qu'il se déroule sur un court laps de temps donnent un excellent rythme de lecture, bien aidé par la plume dynamique et incisive de l'auteur. Donc, vraiment aucun souci de ce côté-là. D'autant plus que l'auteur a une écriture assez visuelle, et on sent à travers ses mots tout l'amour qu'il a pour le Japon, ce pays, ces paysages, ces us et coutumes qu'il dépeint avec enthousiasme et profondeur.

J'ai été plus réservée concernant les personnages. Même si j'ai apprécié Kido, cette jeune femme atypique, qui se sent dépassée par les évènements, malgré tout, elle ne se laisse pas abattre, même lorsque tout se ligue contre elle, je dois reconnaître que les personnages dégagent assez peu de chaleur, et il m'a été difficile d'avoir de l'empathie pour eux. Je pense que c'est également dû à la culture nippone, assez réservée, on montre assez peu ses sentiments et ça m'a manqué, ressentir des émotions.

Concernant l'enquête, elle est bien menée et imaginée de la part de l'auteur, même si là encore, elle prend une direction qui, personnellement, ne me plaît pas plus que ça dans le genre du thriller. Ces machinations, ces jeux de pouvoir, je suis facilement perdue, et c'est quelque chose qui n'a pas ma préférence.

Un roman qui se lit bien, qui plaira à ceux qui aiment les thrillers trépidants, avec de l'action et des complots, mais j'avoue que de mon côté je suis restée un peu extérieure à l'histoire malheureusement.

mercredi 5 août 2026

"Alter egos" de Mélissa Bellevigne

 


Éditions Nox

Mai 2026

536 pages

19.90 €


Résumé :

Il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver.

Holly et Jamie sont étudiants à l'Université d'Édimbourg. Meilleurs amis depuis l'enfance, ils partagent tout... ou presque. Car Jamie cache un secret qu'il n'ose révéler : il est fou amoureux de Holly. Alors qu'il s'enfonce dans un quotidien qu'il juge trop étroit, elle s'épanouit grâce à l'attention passionnée de son professeur de littérature, qui la pousse à écrire son premier roman.
Mais quand Wallace, un étudiant charismatique et créateur de contenu reconnu, propose à Jamie de l'accompagner dans un tour des châteaux d'Europe, celui-ci voit l'occasion rêvée de s'évader. Pour la première fois, Holly et Jamie prennent des chemins différents. Ce qu'ils ignorent, c'est que leur séparation aura des répercussions qui les marqueront à jamais. Pour le pire, ou pour le meilleur ?


Mon avis :

Il y a des romans qui, lorsqu'on les referme, on sait qu'ils vont nous marquer, s'ancrer en nous, et Alter egos en fait partie. Cette histoire, c'est une multitudes de petites choses, ces petits riens qui vous touchent en plein cœur.

C'est une histoire d'amitié, de résilience, d'amour en tout genre. Cette histoire, elle répare votre cœur qu'elle a elle-même abîmé. 
Holly et Jamie sont amis depuis l'enfance, leur amitié résiste à tout, elle traverse le temps, sauf qu'on comprend rapidement que Jamie est fou amoureux de Holly sans jamais avoir osé lui avouer, de peur de tout gâcher entre eux. Ces deux personnages là sont inoubliables.
Holly est singulière, elle ne ressemble à aucune autre fille. On a parfois du mal à comprendre ses réactions, à juste titre, mais pour moi, ça ne l'a rendue qu'encore plus touchante. Elle est dans son propre univers dans lequel Jamie est un des seuls à savoir pénétrer. C'est dommage que l'on ait pas plus de personnages atypiques comme ça dans les romances.
Jamie ferait fondre n'importe quelle fille. Il est présent, plein de tendresse, mais surtout, il est très attentif à tout ce que ressent Holly. Lorsqu'il prend la décision de s'éloigner, c'est parce qu'il pense que c'est le mieux pour elle. C'est le gars dont on rêve toutes de tomber amoureuse. Et pourtant, l'autrice montre que tout le monde peut faire des erreurs, c'est aussi ça être humain.

Ce roman m'a tellement bouleversée, par ses personnages, cette romance, mais surtout par la plume de Mélissa qui fait beaucoup. Pleine de tendresse, de poésie, de mélancolie, elle vous enveloppe dans une bulle de douceur par sa magnificence. Et je trouve qu'elle est en parfaite adéquation avec l'atmosphère qui se dégage d'Édimbourg. Elle aborde des thématiques avec sensibilité et bienveillance et je n'ai pu m'empêcher de verser des larmes face à certains évènements et tant les émotions sont prégnantes à travers ses mots.

Une lecture coup de cœur pour tout cet ensemble de choses, et c'est vraiment une autrice que je vous conseille de découvrir. 


jeudi 30 juillet 2026

"Skye" de Céline E. Nicolas

 


Éditions Black Ink

Novembre 2025

353 pages

19 €


Résumé :

Emmy, jeune community manager dans une prestigieuse maison d'édition new yorkaise, a pour principale mission de gérer l'image du vieux et prétentieux auteur, William Anderson, roi incontestable du thriller.
Au service d'une patronne tyrannique, noyée dans l'anonymat de cette ville et dévorée par la course effrénée à la performance, elle ne devient plus que l'ombre d'elle même.
Ce travail est pourtant la clé qui pourrait lui permettre d'aspirer à un meilleur emploi, elle doit encore tenir.
Alors qu'elle s'apprête à prendre ses premières vacances, l'éditrice l'informe qu'elle doit rejoindre William Anderson pour l'aider à saisir son manuscrit.
À sa grande surprise, l'écrivain n'est pas sur le sol Américain, mais en Écosse, sur la petite ile de Skye, où elle est accueillie par un homme aussi beau et mystérieux que le paysage qui l'entoure.
Son voyage lui réserve de nombreuses révélations auxquelles elle n'était pas préparée.


Mon avis :

Skye me tentait depuis sa sortie en autoédition, j'ai profité de cette magnifique réédition pour craquer, et je ne regrette absolument pas car j'ai passé un doux moment de lecture.

Emmy c'est cette jeune femme qui est arrivée à New York pleine de rêves et d'idéaux mais dont la réalité quotidienne est tout autre. Lorsqu'elle est envoyée sur l'île de Skye par sa détestable patronne à la place de partir en congé, elle n'y vas pas vraiment de gaieté de cœur. D'autant plus qu'elle s'attend à trouver un vieil écrivain, et que William est bien loin de ce qu'elle s'était imaginé. Malgré tout, même si elle n'est pas ravie d'être là, elle fait preuve de bonne volonté et décide de voir les choses du bon côté. Elle va débouler dans la vie de William comme un chien dans un jeu de quilles, un rayon de soleil dans le ciel orageux. 

Orageux, c'est exactement ce qu'est William. Il s'est exilé sur l'île de Skye afin de s'isoler et petit à petit on découvre que derrière ses airs d'ours mal léché, il cache une douleur incommensurable, un puits de souffrance sans fond dans lequel il est plongé. Ses cicatrices sont si profondément ancrées qu'il a du mal à s'en défaire. 

Cette romance m'a transportée du début à la fin. Premièrement, j'ai été charmée par le décor enivrant de cette île écossaise, l'autrice a une plume si visuelle qu'on s'y croirait. Puis il y a les thématiques abordées, qui m'ont surprise car assez peu mises en avant en romance. C'était bouleversant et ça m'a procuré beaucoup d'émotions au cours de ma lecture. 

J'ai adoré découvrir cette histoire, ces personnages et la plume de cette autrice, que je relirai avec grand plaisir !

vendredi 17 juillet 2026

"Langer" T1 de Remigiusz Mroz

 


Éditions Méra

Mai 2026

552 pages

19.99 €


Résumé :

Piotr Langer Jr. est l’archétype de la réussite : riche héritier, homme d’affaires brillant, toujours impeccable, toujours en contrôle. Mais ce que le monde ne voit pas, ou refuse de voir, c’est le vide derrière le masque. Langer est un tueur. Un prédateur. Un homme qui ne ressent rien. Pas d’amour. Pas de culpabilité. Pas de peur. Juste un besoin : dominer, manipuler, effacer. Depuis des années, il orchestre sa double vie avec une précision chirurgicale. Sa froideur est sa force. L’absence d’émotion, son meilleur camouflage. Jusqu’au jour où une femme entre dans sa vie. Nina. Elle est différente. Inattendue. Elle n’a ni le regard fuyant, ni les réactions programmées auxquelles Langer est habitué. Elle l’observe, le défie, résiste à son emprise. Et contre toute logique, elle l’intrigue. Ce qu’il ressent face à elle n’a pas de nom dans son vocabulaire, car pour la première fois, une fissure semble s’ouvrir dans son monde parfaitement étanche. Ce n’est pas de l’amour – il n’en est pas capable. Ce n’est pas de la peur – il la méprise. Et pourtant, elle bouleverse un équilibre millimétré bâti sur le vide. Curiosité ? Fascination ? Faiblesse ? Peu à peu, un jeu de pouvoir s’installe entre eux, un duel où l’arme la plus dangereuse pourrait être… l’émotion.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour ce partenariat !

Avec ce thriller, l'auteur nous plonge dans la psyché d'un serial killer et le moins que l'on puisse dire, c'est âmes sensibles, s'abstenir ! C'est dérangeant, brut, profondément malsain.

Langer passe pour un riche homme d'affaires lambda aux yeux de tous, mais sous la surface, se cache une tout autre personne. Un tueur froid et machiavélique qui utilise l'art du paraître et de la manipulation mieux que quiconque. Lorsqu'il rencontre Nina, son monde va vaciller, mais il ignore jusqu'à quel point.

J'ai trouvé ce roman assez déconcertant tout en étant fascinant. Je ne saurais dire si je l'ai aimé ou non tant j'ai ressenti d'émotions contradictoires au fil de ma lecture. Car l'auteur, bien qu'utilisant l'écriture à la troisième personne, nous immerge dans les pensées de son antihéros et c'est flippant. On ressent toute l'intelligence dont il fait preuve, sauf qu'il l'utilise pour ses envies de meurtre. On éprouve le besoin irrépressible que c'est pour lui de tuer. L'auteur ne nous épargne absolument aucun détail et c'est là que je fais de la prévention… Les scènes sont gore, très gore. Décrites de manière vraiment graphique, le lecteur n'est pas ménagé… De la torture, du V, de la nécrophilie au programme, et de façon suggéré de la nécrophagie et de la pédo… donc réellement, il faut être préparé à lire ce genre de choses.

Malgré tout, ce thriller est bien construit avec des rebondissements que je n'ai absolument pas vu venir et qui m'ont laissée bouche bée, je dois le reconnaître. L'auteur a parfaitement mené son récit, là où il voulait emmener le lecteur. La psychologie du personnage de Langer que j'ai trouvée réellement intrigante. D'autant qu'avec certains chapitres dans le passé, on découvre comment ce dernier s'est construit.

Un thriller gore, puissant, dérangeant au possible, qui nous met face à la cruauté humaine dans ce qu'elle a de plus animale. Un récit à la noirceur indescriptible qui plonge le lecteur dans l'horreur, porté par un antihéros et des personnages secondaires captivants. Et vu la fin, je suis très curieuse de découvrir le prochain opus ! 

vendredi 10 juillet 2026

"In my pistachio era" de Emily Collins

 


Collection &H

Mai 2026

474 pages

19.90 €


Résumé :

Juliette pensait repartir de zéro. Quitter Paris, son mec et sa vie bien rangée pour s’installer en Toscane. Son rêve ? Produire des pistaches, faire du yoga au lever du soleil, écouter Taylor Swift en boucle et s’inventer une existence douce et gourmande – à l’image de son tiramisu à la pistache préféré.

Jusqu’à ce qu’Orso entre en scène. Producteur d’huile d’olive au charme brut et au caractère bien trempé, il voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette Française qui ose bousculer les traditions. Entre eux, les piques fusent et les regards s’accrochent. Le courant ne passe pas, il crépite.

Quand un prestigieux concours les oppose, la guerre est déclarée : olives contre pistaches, tradition contre modernité, fierté contre désir. Et si l’amour, comme les meilleures recettes, naissait parfois des associations les plus inattendues ?


Mon avis :

La Toscane, ses collines typiques, ses champs d'oliviers, ses petits villages aux rues escarpées, ça fait clairement rêver et avec cette histoire, on se retrouve plongé dans ce décor inimitable, qui une fois qu'on y a mis les pieds capture notre cœur.

Avec cette histoire, vous aurez l'impression d'être en vacances, elle est parfaite pour la saison. Mais elle était surtout parfaite pour moi au moment où je l'ai lue, elle était exactement ce dont j'avais besoin. De l'amour, de l'évasion, de l'humour, une bulle de douceur qui fait du bien.

Deux personnages aux antipodes l'un de l'autre, mais tout aussi attachants. Juliette est cette Parisienne qui décide enfin de s'écouter et de prendre sa vie en main, sans faire pour une fois ce que l'on attend d'elle. Elle revient dans cette Toscane qu'elle a tant aimée étant petite aux côtés de sa grand-mère. Elle fait preuve de beaucoup de courage, elle ne baisse pas les bras, j'ai aimé ce caractère pugnace tout en étant à l'écoute des autres. 
Orso lui c'est cet Italien ténébreux, bougon à souhait, mais qui cache un grand cœur. Il est présent pour ce qu'il aime et il est d'une grande abnégation. 
Entre eux, c'est un peu la rencontre du feu et de la glace, Orso ne veut pas de cette nouvelle étrangère sur ces terres qu'il aime tant, mais Juliette n'est pas prête d'abandonner son rêve. 
Mention toute particulière aux personnages secondaires, Gianni, Giulia, et tous les autres qui sont de vrais rayons de soleil !

J'ai tellement aimé la manière dont la relation se construit. Patiemment, délicatement, comme la confection d'une focaccia ! Juliette va faire tomber les barrières d'Orso et lui va apprendre à voir au-delà de ses préjugés. C'était mignon, ça sent l'été, la dolce vita, et toutes les saveurs italiennes avec une plume entraînante, drôle et touchante. Est-ce que j'ai eu envie de prendre un billet d'avion pour la Toscane après avoir terminé ce roman ? Tout à fait ! C'est donc un pari réussi et cette lecture termine en joli coup de cœur ! 

mardi 30 juin 2026

"Ruin me, Ventis" de Tessa Wolf

 


Auto-édition

Mars 2026

522 pages

20.90 €

Résumé :

Au royaume de Vakestan, le prince héritier Bastien Alaric Drakenberg incarne à lui seul la puissance, la beauté et la terreur. Aux côtés de son père, il veille sur un royaume qu'il gouvernera un jour d'une main de fer, et cela pourrait le satisfaire... Mais depuis la fin de la guerre, le monde lui semble fade, peuplé d'êtres insignifiants et serviles. Rien ne l'émeut, rien ne l'atteint. Les batailles ont laissé place à un ennui que même le luxe et le pouvoir ne comblent pas.

Reyes Ventis n’aurait jamais dû survivre. Fille des traîtres d’Amarante, royaume ennemi, elle grandit à Vakestan sous le poids d’une faute qui n’est pas la sienne. Tolérée par la loi, rejetée par le peuple, elle apprend à se faire discrète et à encaisser.

Sa vie aurait pu être tolérable, si elle n’était pas empoisonnée par ce seul regret : avoir osé adresser la parole à l’ainé Drakenberg cette nuit-là, car il semblerait que son indiscipline ait éveillé en lui un intérêt cruel.


Mon avis :

Je remercie Tessa pour ce service de presse et la confiance qu'elle m'a une nouvelle fois accordée.

Si ce n'était pas Tessa qui avait écrit cette histoire, je ne l'aurais probablement pas lue, n'étant pas amatrice de romantasy. J'avoue qu'il m'a fallu un certain moment pour entrer totalement dans l'histoire, mais le final annonce un prochain tome explosif !

Reyes est une jeune femme à la vie compliquée. À Vakestan, elle est considérée comme une étrangère, mais dans son pays d'origine, Amarante, elle est la fille des traîtres… Elle tente de se faire sa place dans ce monde où elle ne se sent chez elle nulle part. Lorsque sa route croise celle de Bastien, ce prince ténébreux, ça ne va pas s'arranger. Je l'ai trouvée extrêmement touchante. Elle fait preuve de caractère et de courage lorsque la plupart des personnes s'effondreraient. Malgré tout, on ressent toute sa peine, sa solitude et son besoin de sécurité.
Bastien est ce prince destiné à devenir roi, sombre, qui ne laisse aucune place aux sentiments. Sa rencontre avec Reyes fait vaciller ses certitudes et il se retrouve perturbé par ce qu'elle fait naître en lui. Il est imprévisible dans ses réactions et ça le rend encore plus dangereux.

Cette relation, c'est un vrai slow-burn… Tessa sait parfaitement faire monter la tension, et ça m'a tellement frustrée !! Entre eux, c'est épidermique, magnétique, dès qu'ils se voient, ils sont autant attirés l'un par l'autre qu'irrités ! Ce sont surtout deux cœurs esseulés qui retrouvent dans l'autre ses propres blessures. La tension est omniprésente, même dans leurs silences… elle est même exacerbée dans ce qui est tu. 

Tessa aborde également des thématiques comme le racisme, le fait de ne se sentir nulle part chez soi, on ressent tout ce climat oppressant, inquiétant et violent à travers ses mots qui sont toujours soigneusement choisis. La plume de cette autrice, c'est comme une douce mélodie qui nous enivre pour mieux percuter notre cœur par la suite. Certains passages sont très sombres et violents, attention aux TW.

Un premier tome où il m'aura fallu du temps pour rentrer dedans, mais lorsque tout finit par éclater, la relation entre Reyes et Bastien, les intrigues politiques, les complots, j'ai été prise dans les filets du roman. Et vu la fin, le tome 2 promet d'être beaucoup plus dans l'action !

vendredi 26 juin 2026

"Une belle vie" de Virginie Grimaldi

 


Éditions Le livre de poche

Mai 2024

371 pages

8.90 €


Résumé :

Emma et Agathe Delorme sont soeurs. Elles ont grandi l'une contre l'autre, mais sont pourtant très différentes. Agathe, la plus jeune, bordélique et ardente, a toujours pris toute la place dans le bain, dans la chambre et dans le coeur d'Emma.

Après cinq ans d'un silence inexpliqué, Emma donne rendez-vous à Agathe dans la maison de vacances : Mima, leur grand-mère adorée, n'est plus, il faut vider les lieux et faire le tri dans les souvenirs. Les soeurs Delorme ont une semaine pour tout se dire et rattraper le manque de l'autre. Parviendront-elles à réparer le passé ?

Dans la beauté de cet été au Pays basque, où leur enfance cogne à la porte, résonne la force de leur histoire.


Mon avis :

Une fois de plus, Virginie Grimaldi nous offre une histoire entre rires et larmes, une histoire qui m'a touchée en plein cœur. 

Deux sœurs que tout semble opposer et qui sont pourtant liées par un passé douloureux qui les a marquées de manière indélébile. Et l'autrice arrive à mettre des mots si justes et précis sur cette relation fraternelle. Relation qui n'est pas toujours parfaite, parfois difficile tant les caractères sont différents et pourtant, on ressent tout l'amour et l'affection qu'il y a entre elles. Cet amour inaltérable qui défie tout.

Emma et Agathe sont tellement différentes. Emma est cette sœur aînée qui a toujours eu un poids trop important sur les épaules. Cette impression de devoir être forte pour tout le monde, quitte à parfois s'oublier soi-même. Et il y a Agathe, la cadette, celle qui est plus loufoque, qui a toujours paru déconnecter du monde, mais qui au fond, souffre tellement. Et malgré ces dissemblances, elles sont complémentaires et la perte de leur grand-mère adorée, cette semaine de vacances où elles se retrouvent font remonter des souvenirs, et elles vont pouvoir mettre à plat certaines rancœurs qui subsistaient entre elles. Je pense que quiconque qui a des frères ou des sœurs saura se reconnaître dans cette histoire.

L'autrice arrive toujours à aborder des thématiques fortes et touchantes comme le deuil par exemple tout en y ajoutant cette petite touche d'humour qui la caractérise. Avec ses romans, je ris, je pleure, ce sont toujours des histoires qui me procurent beaucoup d'émotions et c'est exactement ce que je recherche dans mes lectures. C'était une magnifique lecture qui s'est lue toute seule !

lundi 22 juin 2026

"17 ans plus tard" de J. P. Pomare

 


Éditions Mera

Avril 2026

422 pages

19.99 €


Résumé :

17 ans plus tôt, la Nouvelle-Zélande est ébranlée par le massacre de la famille Primrose. Très vite, les soupçons se tournent vers Bill Kareama, leur jeune chef cuisinier maori. Le procès est expéditif : Bill, qui clame son innocence, est reconnu coupable et condamné à une lourde peine de prison.

17 ans plustard, la podcasteuse de true crime Sloane Abbott décide de rouvrir l'affaire. Sans badge ni arme, elle n'a qu'un micro et une obsession : rendre la parole à ceux que la justice a abandonnés. Mais en découvrant l'affaire Primrose, un doute s'installe, un vide, une incohérence, un malaise impossible à ignorer. 

Peu à peu, les preuves s'effritent, les témoignages se contredisent, et les suspects changent de visage. Pourquoi Bill a-t-il avoué si rapidement ? Pourquoi certains éléments ont-ils été écartés de l'enquête ? La famille Primrose était-elle aussi parfaite qu'elle n'en avait l'air ? Chaque révélation rapproche Sloane d'un passé que certains feraient tout pour enterrer à jamais.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Dès les premières pages, l'auteur entraîne le lecteur dans une enquête qui lui fera se poser mille questions et le mettra dans un doute permanent et insidieux.

Grâce à une construction du roman faite de manière intelligente mais surtout addictive, on suit le point de vue de plusieurs personnages, ce qui nous permet de comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire, mais qui met encore plus le lecteur dans l'incertitude je trouve !

Sloane, un podcasteuse de renom, s'attaque à une grosse affaire criminelle néo-zélandaise, mais rapidement, elle se rend compte que l'enquête a été bouclée et le procès expédié, il subsiste toujours des zones d'ombres. C'est une héroïne décidée, volontaire, elle ne compte pas laisser tomber et j'ai apprécié sa pugnacité. 
Il y a tout un florilège de personnages autour d'elle, certains plus intéressants que d'autres, mais tous ont leur importance dans l'histoire.

J'ai grandement apprécié les chapitres flash-back sous le point de vue de Bill, car ils éclairent vraiment l'affaire et aident d'autant plus à mieux comprendre comment on en est arrivé au drame. 

C'est un thriller que j'ai vraiment adoré, prenant, tortueux, qui m'a amenée à faire énormément de théories (et n'en avoir aucune !). L'auteur aborde plusieurs thématiques intéressantes, notamment le racisme, et les inclut parfaitement dans son histoire. Jusqu'au bout, j'ai douté, si Bill était vraiment coupable ou pas, mais je ne vous dirai pas si c'est le cas ! En tout cas, un excellent roman que je recommande, qui m'a donné envie de découvrir les autres écrits de l'auteur. 

jeudi 18 juin 2026

"Run boy run" de Émily Kind

 


Éditions Plumes du web

Juin 2026

369 pages

18.90 €


Résumé :

Après la mort de son jumeau quand il avait douze ans, Naoya fugue à Tokyo et, pendant sept ans, s'abandonne à la violence des rues de la capitale. Jusqu'à ce qu'il soit contraint de quitter la ville pour se planquer loin des embrouilles.
De retour dans sa ville natale, sa grand-mère lui pose un ultimatum : il doit tirer un trait sur son passé peu recommandable et reprendre une vie normale.
Mais à peine arrivé à l'université, il tombe sur Manjiro Nanashima.
Manjiro Nanashima, le capitaine aussi insupportable qu'arrogant de l'équipe de volley.
Manjiro Nanashima, le garçon qui était fou amoureux de son jumeau disparu.
Le choc est brutal. Parce qu'aucun des deux ne s'est remis de la mort d'Akane. Parce qu'ils ne se sont jamais supportés. Et la situation ne risque pas de s'arranger quand l'insolence de Naoya le pousse a integrer l'équipe de volley de Manjiro...


Mon avis :

Plume découverte l'année dernière que j'avais adorée, j'ai décidé de découvrir mon premier MM avec Emily. Et ça a vraiment été une belle lecture, pleine de tensions et d'émotions.

Personnage présent dans son précédent roman, je savais que Naoya allait me bouleverser. De par son passé, ce qu'il a vécu, la perte de son frère jumeau puis cet engrenage plein de violence au cœur de Tokyo, on pense qu'il va pouvoir se reconstruire de retour dans sa ville natale. Mais il est toujours ce garçon qui flirte avec les limites, qui a ce besoin d'adversité et d'affrontement pour se sentir vivant, lui qui a laissé partir un bout de son âme en même temps de son frère. On le sent sur le fil du rasoir, et à tout moment, il peut basculer du mauvais côté. 
Puis il y a Manjiro, ce garçon pour qui Akane était tout. Son quotidien, son amour, son monde, et lorsqu'il regarde Naoyo il ne peut s'empêcher de voir le reflet de celui qui a disparu. On sent à quel point la situation est douloureuse pour lui.

Entre eux, c'est l'attirance qui fait mal, celle que l'on ne peut refreiner même si elle nous brise à chaque fois. Ils ont ce magnétisme, ce besoin irrépressible d'aller vers l'autre bien que ça les anéantisse. Nous sommes avec un vrai ennemies-to-lovers, dont la tension est constante, elle transpire à chaque page, et c'est un réel combat pour Manjiro et Naoya de ne pas succomber à l'autre. Mais, au-delà de l'intensité de leur attirance, ils sont surtout liés par une souffrance incommensurable dont l'un et l'autre n'arrivent pas à s'extirper. Avec les flash-back, on comprend pourquoi tant d'animosité et de haine entre eux, et c'est bouleversant.

Une romance psychologique douloureuse, avec la plume si addictive, imprégnante et dévorante d'Emily. Elle arrive à nous faire vivre des émotions d'une intensité folle et nous brise le cœur à certaines pages qui sont inoubliables. Une histoire impactante tant dans ses personnages que dans son style et sa force émotionnelle. Une romance que je n'oublierai pas.

jeudi 11 juin 2026

"Le cabinet des illusions" Enquête à Venise, 1907 de Jean-Luc Bizien

 


Éditions Maison Pop

Mars 2026

368 pages

19.95€

Résumé :

D’étranges incidents viennent perturber les répétitions de Chung Ling Soo, le légendaire magicien chinois. Dans les coulisses du Teatro Rossini, des ombres sans visage rôdent, les murs semblent respirer, murmurer et la scène réclamer le sang des intrus.

Pour Paolo, le vieux gardien, il n’y a aucun doute : le Fantôme de l’Opéra est de retour !

Alors, quand les cadavres commencent à s’accumuler, Chung Ling Soo disparaît… et William Ellsworth Robinson, maître de l’illusion et stratège hors pair, se révèle.
Face à lui, un ennemi insaisissable, un sorcier invisible qui transforme le théâtre en piège vivant. L’heure n’est plus au spectacle, c’est à un duel à mort que vont se livrer les deux adversaires.

Dans une Venise noyée de brume, où chaque masque peut dissimuler un monstre, William Elworth Robinson devra affronter bien plus qu’un fantôme… et percer un secret capable de le détruire.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi surprise !

Le premier tome se déroulait à Vienne et je l'avais beaucoup apprécié. Ici, direction Venise, quelques années plus tard, où l'on retrouve la troupe du magicien qui se prépare pour de nouvelles représentations dans un célèbre théâtre.

Comme dans le précédent opus, j'ai vraiment passé un excellent moment avec cette histoire. 
Cette fois-ci, la troupe va se retrouver personnellement prise à partie. Et Will ne peut pas laisser passer ça. Il va tout mettre en œuvre pour découvrir qui s'en prend à eux et pourquoi.

Dès les premières pages, nous sommes plongés au cœur de cette intrigue et c'est là que tout le talent de l'auteur est mis en exergue car il réussit à happer le lecteur à ses premiers mots pour ne plus le lâcher. Il n'a pas son pareil pour conter ses histoires, mais surtout, on sent que c'est méticuleusement documenté, et historiquement très juste et véridique. Il arrive à nous plonger dans ces ruelles de Venise du début du vingtième siècle, à nous faire ressentir toute cette atmosphère et l'énergie de l'époque. 

L'enquête est bien menée, avec en élément central le célébrissime fantôme de l'opéra, et l'auteur en fait son interprétation. C'était vraiment très intéressant avec beaucoup de mystères, de rebondissements, des chemins sinueux et dangereux qui maintiennent l'intérêt du lecteur jusqu'à la toute fin. Il n'y a maintenant plus qu'à attendre le troisième tome pour retrouver le magicien et ses acolytes auxquels je me suis beaucoup attachée.

vendredi 5 juin 2026

"Le café des rêves" de Gavin's Clemente Ruiz

 


Éditions XO

Mai 2026

320 pages

20.90 €


Résumé :

Après un burn-out à Berlin, Inès, trentenaire à la vie jusque-là très " connectée ", trouve refuge dans le sud de l'Espagne, chez sa grand-mère, Pilar, qu'elle n'a pas vue... depuis trop longtemps.

Dans ce coin de paradis chauffé par le soleil, le " café sans nom " – mais à l'âme si présente – bat au rythme des confidences et des rêves qui s'y croisent.

Autour des tables, Inès fait la connaissance de Luz, la voisine au food truck poétique, de Ruben, le patron aux doux silences, de Julia, la coiffeuse au cœur cabossé, et d'Alberto, ancien instituteur aux secrets bien gardés. Sans oublier le cercle des sorcières bien-aimées animé par Pilar – vieilles dames aussi fantasques que redoutablement lucides.

Entre tortillas bien grasses, olives pimentées, cartes postales pleines de vérités et rires qui font du bien, Inès découvre alors que, loin des ambitions et des illusions, il existe mille façons de vivre, d'aimer... et de rêver sous les figuiers.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Il y a des romans pour lesquels on attend juste du divertissement, de psser un agréable moment, c'était le cas pour celui-ci, avec sa jolie couverture, son titre, cette promesse d'évasion au cœur de l'Andalousie… Je n'étais pas préparée à toutes les émotions que cette histoire allait me procurer. 

Inès est cette jeune femme à laquelle il est facile de s'identifier et pour laquelle on ressent beaucoup d'empathie. Elle pense sa vie bien en place à Berlin et pourtant, lorsqu'elle perd son job et son petit ami, elle décide de prendre du recul en allant chez sa grand-mère en Andalousie qu'elle n'a pas vue depuis un moment. Elle va y découvrir une autre manière d'appréhender le quotidien, de voir la vie, mais surtout, prendre le temps de vivre.

Ce roman respire la douceur et la bienveillance, à l'image de tous les personnages que l'on y rencontre. Ils ont tous une histoire de vie et quelque chose à apporter à Inès. Ils sont drôles, attachants et hauts en couleur ! 

À travers les mots de l'auteur, j'ai ressenti tellement de nostalgie. Nostalgie de moments d'enfance, de vacances avec mes grands-parents, ce roman a été comme une madeleine de Proust qui m'a profondément chamboulée et émue. Le ressenti de ces émotions a été bien aidé par la plume de l'auteur à la fois impactante avec des phrases courtes mais aussi remplie de poésie et de tendresse. On ressent avec ces mots tout le soleil de l'Andalousie, les ruelles de ce petit village, la chaleur humaine de ce café, la sororité de Pilar et ses amies. C'était une magnifique lecture qui a su se faire une place dans mon cœur, tout en tendresse et en poésie, qu'il faut faire lire et découvrir. 


mardi 2 juin 2026

"La maison rouge" de Roz Watkins

 


H&O Éditions

Mai 2026

384 pages

22.90 €


Résumé :

Quand j’avais cinq ans, je m’appelais Célestine Flowers. Oui, je suis celle qui s’est enfuie de la Maison Rouge, la fameuse fillette aux serpents. Oui, j’ai été témoin du massacre de mes parents, et c’est moi qui ai désigné Joseph, mon propre frère, à la police.
Mais vingt ans se sont écoulés depuis ces événements tragiques et, aujourd’hui, je fais tout pour vivre une vie normale : j’ai déménagé et changé de nom, je travaille à mi-temps dans une librairie. Mon plus gros souci, c’est ma prosopagnosie, une incapacité à reconnaître les visages qui me contraint à vivre dans une certaine solitude. Ma grand-mère, Peggy, est ma meilleure amie, c’est elle qui s’occupe de mon frère plongé dans le coma depuis cette fameuse nuit.
Or, aujourd’hui, tout semble concourir à faire voler en éclat ce que j’ai mis tant de temps à construire. Pour pouvoir retrouver ma tranquillité, je vais devoir prendre des décisions terribles, plonger dans mon passé et revenir à la Maison Rouge.
Alors, vais-je devoir risquer ma vie pour pouvoir vivre comme je l’entends ?


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Je me suis lancée dans ce thriller en ne sachant pas trop où j'allais car, comme indiqué dans le résumé, on connaît déjà le coupable de la tuerie donc je me demandais où l'autrice voulait emmener le lecteur. Mais j'ai fait confiance et cette lecture a été excellente !

L'autrice a mené son histoire de manière assez brillante je trouve. En mettant le roman sous les yeux d'Eve (anciennement Celestine) qui est atteinte de prosopagnosie, on suit avec elle l'avancée de ses recherches, et lorsqu'elle se met à douter de la culpabilité de son frère, cela met également le lecteur en pleine incertitude je trouve. On ne sait plus si on peut faire confiance à ce qu'a vu Eve, et quelque part, le doute s'installe… Le rythme du roman est assez particulier car je l'ai trouvé à la fois bon, les pages se tournent avec facilité, il n'y a que peu de temps mort et à la fois, les choses prennent le temps, elles avancent au rythme où elles doivent avancer, sans toutefois que je relève de longueurs pesantes. 

J'ai trouvé ce thriller captivant tant dans ses personnages contrastés que dans l'intrigue en elle-même qui a su me surprendre du début à la fin. J'en ai lu des thrillers, j'émets toujours de multiples hypothèses, et pourtant, dans celui-ci, je n'ai rien vu venir, car il est bien construit, bien ficelé et très surprenant, et ce jusqu'au dernier moment.

Un thriller qui mérite clairement qu'on se penche dessus et qui ravira les amateurs du genre, je pense. C'est en tout cas une autrice que je vais suivre avec attention !

vendredi 22 mai 2026

Red flag (Saga First year) de F. Myjany

 


28 mai 2026

455 pages

4.99 € (ebook)


Résumé :

Evy Bast débarque à Redwood Coast University avec un seul rêve : intégrer le prestigieux cursus de littérature. Mais faute de bourse étudiante, elle va démarrer cette première année loin des amphithéâtres, derrière le comptoir du réputé Seaside Coffee.
Quand la rumeur d'un trafic de drogue circule parmi les étudiants, Evy y voit une chance inespérée. Elle va alors proposer un marché peu commun au doyen de l'université : devenir son informatrice en échange d'une bourse.

Mais c'est sans compter sur sa rencontre avec Zane MacHallan.

Fils du doyen, charmeur insolent et insupportable, Zane est celui qui fascine autant qu'il agace. Mais s'il semble ne jamais rien prendre au sérieux, Zane cache derrière des airs de Red flag ambulant, une intelligence acérée.

Entre eux, la tension est immédiate dès leur première rencontre. Mais Evy ignore une chose essentielle : le dealer qu'elle recherche et qui pourrait lui donner accès à ses rêves pourrait bien être celui qui l'attire irrémédiablement.

Entre tension dangereuse et secrets bien gardés, c'est un jeu du chat et de la souris qui prend vie. Et lorsque la vérité éclatera au grand jour, resteront-ils du même côté ?


Mon avis :

Je remercie l'autrice pour sa confiance !

Fanny a réussi à nous offrir une romance universitaire qui sort des codes et des clichés habituels et c'était vraiment rafraîchissant. 

Evy est une jeune femme qui m'a réellement conquise. J'ai aimé les valeurs qu'elle a et qu'elle défend. Elle ne rêve que d'une chose, intégrer l'université pour y étudier et pour ça, elle est prête à tous les sacrifices. Cependant, elle reste intègre et fidèle à ses principes. C'est une jeune femme à qui la vie n'a pas fait de cadeaux et qui malgré tout est rayonnante et attachante. 
Zane est son parfait opposé. Fils du doyen, il a grandi dans l'aisance, et en dépit de ça, il n'est pas heureux. Il a besoin d'adrénaline et pour cela, il n'hésite pas à franchir les limites. Il n'est pas le boyfriend parfait, loin de là. Il est plein de contrastes, il est agaçant, mais il fait preuve dune grande intelligence et ça va captiver Evy.

Deux êtres que tout oppose, et pourtant… Evy va réussir à voir en Zane ce qu'il s'efforce tant à cacher aux yeux des autres. Elle arrive à voir au-delà de ses apparences et de sa carapace, et lui la pousse à donner le meilleur d'elle-même, même lorsqu'elle n'y croit plus.

J'ai adoré la construction de l'histoire faite par Fanny, la manière dont elle aborde certaines thématiques, dont une que l'on voit trop peu, toujours avec l'humour et la bienveillance qui la caractérisent. Avec cette histoire, elle nous montre que parfois, tout n'est pas simple et ne se résout pas parce qu'on a rencontré la bonne personne. Le chemin peut être chaotique, tout n'est pas pardonnable ou acceptable, même au nom de l'amour. Ça apporte tellement de réalisme à cette histoire.

Une romance universitaire qui m'a happée, que j'ai adorée, avec la plume toujours diablement efficace de Fanny. Un petit bonbon à déguster !