vendredi 17 juillet 2026

"Langer" T1 de Remigiusz Mroz

 


Éditions Méra

Mai 2026

552 pages

19.99 €


Résumé :

Piotr Langer Jr. est l’archétype de la réussite : riche héritier, homme d’affaires brillant, toujours impeccable, toujours en contrôle. Mais ce que le monde ne voit pas, ou refuse de voir, c’est le vide derrière le masque. Langer est un tueur. Un prédateur. Un homme qui ne ressent rien. Pas d’amour. Pas de culpabilité. Pas de peur. Juste un besoin : dominer, manipuler, effacer. Depuis des années, il orchestre sa double vie avec une précision chirurgicale. Sa froideur est sa force. L’absence d’émotion, son meilleur camouflage. Jusqu’au jour où une femme entre dans sa vie. Nina. Elle est différente. Inattendue. Elle n’a ni le regard fuyant, ni les réactions programmées auxquelles Langer est habitué. Elle l’observe, le défie, résiste à son emprise. Et contre toute logique, elle l’intrigue. Ce qu’il ressent face à elle n’a pas de nom dans son vocabulaire, car pour la première fois, une fissure semble s’ouvrir dans son monde parfaitement étanche. Ce n’est pas de l’amour – il n’en est pas capable. Ce n’est pas de la peur – il la méprise. Et pourtant, elle bouleverse un équilibre millimétré bâti sur le vide. Curiosité ? Fascination ? Faiblesse ? Peu à peu, un jeu de pouvoir s’installe entre eux, un duel où l’arme la plus dangereuse pourrait être… l’émotion.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour ce partenariat !

Avec ce thriller, l'auteur nous plonge dans la psyché d'un serial killer et le moins que l'on puisse dire, c'est âmes sensibles, s'abstenir ! C'est dérangeant, brut, profondément malsain.

Langer passe pour un riche homme d'affaires lambda aux yeux de tous, mais sous la surface, se cache une tout autre personne. Un tueur froid et machiavélique qui utilise l'art du paraître et de la manipulation mieux que quiconque. Lorsqu'il rencontre Nina, son monde va vaciller, mais il ignore jusqu'à quel point.

J'ai trouvé ce roman assez déconcertant tout en étant fascinant. Je ne saurais dire si je l'ai aimé ou non tant j'ai ressenti d'émotions contradictoires au fil de ma lecture. Car l'auteur, bien qu'utilisant l'écriture à la troisième personne, nous immerge dans les pensées de son antihéros et c'est flippant. On ressent toute l'intelligence dont il fait preuve, sauf qu'il l'utilise pour ses envies de meurtre. On éprouve le besoin irrépressible que c'est pour lui de tuer. L'auteur ne nous épargne absolument aucun détail et c'est là que je fais de la prévention… Les scènes sont gore, très gore. Décrites de manière vraiment graphique, le lecteur n'est pas ménagé… De la torture, du V, de la nécrophilie au programme, et de façon suggéré de la nécrophagie et de la pédo… donc réellement, il faut être préparé à lire ce genre de choses.

Malgré tout, ce thriller est bien construit avec des rebondissements que je n'ai absolument pas vu venir et qui m'ont laissée bouche bée, je dois le reconnaître. L'auteur a parfaitement mené son récit, là où il voulait emmener le lecteur. La psychologie du personnage de Langer que j'ai trouvée réellement intrigante. D'autant qu'avec certains chapitres dans le passé, on découvre comment ce dernier s'est construit.

Un thriller gore, puissant, dérangeant au possible, qui nous met face à la cruauté humaine dans ce qu'elle a de plus animale. Un récit à la noirceur indescriptible qui plonge le lecteur dans l'horreur, porté par un antihéros et des personnages secondaires captivants. Et vu la fin, je suis très curieuse de découvrir le prochain opus ! 

vendredi 10 juillet 2026

"In my pistachio era" de Emily Collins

 


Collection &H

Mai 2026

474 pages

19.90 €


Résumé :

Juliette pensait repartir de zéro. Quitter Paris, son mec et sa vie bien rangée pour s’installer en Toscane. Son rêve ? Produire des pistaches, faire du yoga au lever du soleil, écouter Taylor Swift en boucle et s’inventer une existence douce et gourmande – à l’image de son tiramisu à la pistache préféré.

Jusqu’à ce qu’Orso entre en scène. Producteur d’huile d’olive au charme brut et au caractère bien trempé, il voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette Française qui ose bousculer les traditions. Entre eux, les piques fusent et les regards s’accrochent. Le courant ne passe pas, il crépite.

Quand un prestigieux concours les oppose, la guerre est déclarée : olives contre pistaches, tradition contre modernité, fierté contre désir. Et si l’amour, comme les meilleures recettes, naissait parfois des associations les plus inattendues ?


Mon avis :

La Toscane, ses collines typiques, ses champs d'oliviers, ses petits villages aux rues escarpées, ça fait clairement rêver et avec cette histoire, on se retrouve plongé dans ce décor inimitable, qui une fois qu'on y a mis les pieds capture notre cœur.

Avec cette histoire, vous aurez l'impression d'être en vacances, elle est parfaite pour la saison. Mais elle était surtout parfaite pour moi au moment où je l'ai lue, elle était exactement ce dont j'avais besoin. De l'amour, de l'évasion, de l'humour, une bulle de douceur qui fait du bien.

Deux personnages aux antipodes l'un de l'autre, mais tout aussi attachants. Juliette est cette Parisienne qui décide enfin de s'écouter et de prendre sa vie en main, sans faire pour une fois ce que l'on attend d'elle. Elle revient dans cette Toscane qu'elle a tant aimée étant petite aux côtés de sa grand-mère. Elle fait preuve de beaucoup de courage, elle ne baisse pas les bras, j'ai aimé ce caractère pugnace tout en étant à l'écoute des autres. 
Orso lui c'est cet Italien ténébreux, bougon à souhait, mais qui cache un grand cœur. Il est présent pour ce qu'il aime et il est d'une grande abnégation. 
Entre eux, c'est un peu la rencontre du feu et de la glace, Orso ne veut pas de cette nouvelle étrangère sur ces terres qu'il aime tant, mais Juliette n'est pas prête d'abandonner son rêve. 
Mention toute particulière aux personnages secondaires, Gianni, Giulia, et tous les autres qui sont de vrais rayons de soleil !

J'ai tellement aimé la manière dont la relation se construit. Patiemment, délicatement, comme la confection d'une focaccia ! Juliette va faire tomber les barrières d'Orso et lui va apprendre à voir au-delà de ses préjugés. C'était mignon, ça sent l'été, la dolce vita, et toutes les saveurs italiennes avec une plume entraînante, drôle et touchante. Est-ce que j'ai eu envie de prendre un billet d'avion pour la Toscane après avoir terminé ce roman ? Tout à fait ! C'est donc un pari réussi et cette lecture termine en joli coup de cœur ! 

mardi 30 juin 2026

"Ruin me, Ventis" de Tessa Wolf

 


Auto-édition

Mars 2026

522 pages

20.90 €

Résumé :

Au royaume de Vakestan, le prince héritier Bastien Alaric Drakenberg incarne à lui seul la puissance, la beauté et la terreur. Aux côtés de son père, il veille sur un royaume qu'il gouvernera un jour d'une main de fer, et cela pourrait le satisfaire... Mais depuis la fin de la guerre, le monde lui semble fade, peuplé d'êtres insignifiants et serviles. Rien ne l'émeut, rien ne l'atteint. Les batailles ont laissé place à un ennui que même le luxe et le pouvoir ne comblent pas.

Reyes Ventis n’aurait jamais dû survivre. Fille des traîtres d’Amarante, royaume ennemi, elle grandit à Vakestan sous le poids d’une faute qui n’est pas la sienne. Tolérée par la loi, rejetée par le peuple, elle apprend à se faire discrète et à encaisser.

Sa vie aurait pu être tolérable, si elle n’était pas empoisonnée par ce seul regret : avoir osé adresser la parole à l’ainé Drakenberg cette nuit-là, car il semblerait que son indiscipline ait éveillé en lui un intérêt cruel.


Mon avis :

Je remercie Tessa pour ce service de presse et la confiance qu'elle m'a une nouvelle fois accordée.

Si ce n'était pas Tessa qui avait écrit cette histoire, je ne l'aurais probablement pas lue, n'étant pas amatrice de romantasy. J'avoue qu'il m'a fallu un certain moment pour entrer totalement dans l'histoire, mais le final annonce un prochain tome explosif !

Reyes est une jeune femme à la vie compliquée. À Vakestan, elle est considérée comme une étrangère, mais dans son pays d'origine, Amarante, elle est la fille des traîtres… Elle tente de se faire sa place dans ce monde où elle ne se sent chez elle nulle part. Lorsque sa route croise celle de Bastien, ce prince ténébreux, ça ne va pas s'arranger. Je l'ai trouvée extrêmement touchante. Elle fait preuve de caractère et de courage lorsque la plupart des personnes s'effondreraient. Malgré tout, on ressent toute sa peine, sa solitude et son besoin de sécurité.
Bastien est ce prince destiné à devenir roi, sombre, qui ne laisse aucune place aux sentiments. Sa rencontre avec Reyes fait vaciller ses certitudes et il se retrouve perturbé par ce qu'elle fait naître en lui. Il est imprévisible dans ses réactions et ça le rend encore plus dangereux.

Cette relation, c'est un vrai slow-burn… Tessa sait parfaitement faire monter la tension, et ça m'a tellement frustrée !! Entre eux, c'est épidermique, magnétique, dès qu'ils se voient, ils sont autant attirés l'un par l'autre qu'irrités ! Ce sont surtout deux cœurs esseulés qui retrouvent dans l'autre ses propres blessures. La tension est omniprésente, même dans leurs silences… elle est même exacerbée dans ce qui est tu. 

Tessa aborde également des thématiques comme le racisme, le fait de ne se sentir nulle part chez soi, on ressent tout ce climat oppressant, inquiétant et violent à travers ses mots qui sont toujours soigneusement choisis. La plume de cette autrice, c'est comme une douce mélodie qui nous enivre pour mieux percuter notre cœur par la suite. Certains passages sont très sombres et violents, attention aux TW.

Un premier tome où il m'aura fallu du temps pour rentrer dedans, mais lorsque tout finit par éclater, la relation entre Reyes et Bastien, les intrigues politiques, les complots, j'ai été prise dans les filets du roman. Et vu la fin, le tome 2 promet d'être beaucoup plus dans l'action !

vendredi 26 juin 2026

"Une belle vie" de Virginie Grimaldi

 


Éditions Le livre de poche

Mai 2024

371 pages

8.90 €


Résumé :

Emma et Agathe Delorme sont soeurs. Elles ont grandi l'une contre l'autre, mais sont pourtant très différentes. Agathe, la plus jeune, bordélique et ardente, a toujours pris toute la place dans le bain, dans la chambre et dans le coeur d'Emma.

Après cinq ans d'un silence inexpliqué, Emma donne rendez-vous à Agathe dans la maison de vacances : Mima, leur grand-mère adorée, n'est plus, il faut vider les lieux et faire le tri dans les souvenirs. Les soeurs Delorme ont une semaine pour tout se dire et rattraper le manque de l'autre. Parviendront-elles à réparer le passé ?

Dans la beauté de cet été au Pays basque, où leur enfance cogne à la porte, résonne la force de leur histoire.


Mon avis :

Une fois de plus, Virginie Grimaldi nous offre une histoire entre rires et larmes, une histoire qui m'a touchée en plein cœur. 

Deux sœurs que tout semble opposer et qui sont pourtant liées par un passé douloureux qui les a marquées de manière indélébile. Et l'autrice arrive à mettre des mots si justes et précis sur cette relation fraternelle. Relation qui n'est pas toujours parfaite, parfois difficile tant les caractères sont différents et pourtant, on ressent tout l'amour et l'affection qu'il y a entre elles. Cet amour inaltérable qui défie tout.

Emma et Agathe sont tellement différentes. Emma est cette sœur aînée qui a toujours eu un poids trop important sur les épaules. Cette impression de devoir être forte pour tout le monde, quitte à parfois s'oublier soi-même. Et il y a Agathe, la cadette, celle qui est plus loufoque, qui a toujours paru déconnecter du monde, mais qui au fond, souffre tellement. Et malgré ces dissemblances, elles sont complémentaires et la perte de leur grand-mère adorée, cette semaine de vacances où elles se retrouvent font remonter des souvenirs, et elles vont pouvoir mettre à plat certaines rancœurs qui subsistaient entre elles. Je pense que quiconque qui a des frères ou des sœurs saura se reconnaître dans cette histoire.

L'autrice arrive toujours à aborder des thématiques fortes et touchantes comme le deuil par exemple tout en y ajoutant cette petite touche d'humour qui la caractérise. Avec ses romans, je ris, je pleure, ce sont toujours des histoires qui me procurent beaucoup d'émotions et c'est exactement ce que je recherche dans mes lectures. C'était une magnifique lecture qui s'est lue toute seule !

lundi 22 juin 2026

"17 ans plus tard" de J. P. Pomare

 


Éditions Mera

Avril 2026

422 pages

19.99 €


Résumé :

17 ans plus tôt, la Nouvelle-Zélande est ébranlée par le massacre de la famille Primrose. Très vite, les soupçons se tournent vers Bill Kareama, leur jeune chef cuisinier maori. Le procès est expéditif : Bill, qui clame son innocence, est reconnu coupable et condamné à une lourde peine de prison.

17 ans plustard, la podcasteuse de true crime Sloane Abbott décide de rouvrir l'affaire. Sans badge ni arme, elle n'a qu'un micro et une obsession : rendre la parole à ceux que la justice a abandonnés. Mais en découvrant l'affaire Primrose, un doute s'installe, un vide, une incohérence, un malaise impossible à ignorer. 

Peu à peu, les preuves s'effritent, les témoignages se contredisent, et les suspects changent de visage. Pourquoi Bill a-t-il avoué si rapidement ? Pourquoi certains éléments ont-ils été écartés de l'enquête ? La famille Primrose était-elle aussi parfaite qu'elle n'en avait l'air ? Chaque révélation rapproche Sloane d'un passé que certains feraient tout pour enterrer à jamais.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Dès les premières pages, l'auteur entraîne le lecteur dans une enquête qui lui fera se poser mille questions et le mettra dans un doute permanent et insidieux.

Grâce à une construction du roman faite de manière intelligente mais surtout addictive, on suit le point de vue de plusieurs personnages, ce qui nous permet de comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire, mais qui met encore plus le lecteur dans l'incertitude je trouve !

Sloane, un podcasteuse de renom, s'attaque à une grosse affaire criminelle néo-zélandaise, mais rapidement, elle se rend compte que l'enquête a été bouclée et le procès expédié, il subsiste toujours des zones d'ombres. C'est une héroïne décidée, volontaire, elle ne compte pas laisser tomber et j'ai apprécié sa pugnacité. 
Il y a tout un florilège de personnages autour d'elle, certains plus intéressants que d'autres, mais tous ont leur importance dans l'histoire.

J'ai grandement apprécié les chapitres flash-back sous le point de vue de Bill, car ils éclairent vraiment l'affaire et aident d'autant plus à mieux comprendre comment on en est arrivé au drame. 

C'est un thriller que j'ai vraiment adoré, prenant, tortueux, qui m'a amenée à faire énormément de théories (et n'en avoir aucune !). L'auteur aborde plusieurs thématiques intéressantes, notamment le racisme, et les inclut parfaitement dans son histoire. Jusqu'au bout, j'ai douté, si Bill était vraiment coupable ou pas, mais je ne vous dirai pas si c'est le cas ! En tout cas, un excellent roman que je recommande, qui m'a donné envie de découvrir les autres écrits de l'auteur. 

jeudi 18 juin 2026

"Run boy run" de Émily Kind

 


Éditions Plumes du web

Juin 2026

369 pages

18.90 €


Résumé :

Après la mort de son jumeau quand il avait douze ans, Naoya fugue à Tokyo et, pendant sept ans, s'abandonne à la violence des rues de la capitale. Jusqu'à ce qu'il soit contraint de quitter la ville pour se planquer loin des embrouilles.
De retour dans sa ville natale, sa grand-mère lui pose un ultimatum : il doit tirer un trait sur son passé peu recommandable et reprendre une vie normale.
Mais à peine arrivé à l'université, il tombe sur Manjiro Nanashima.
Manjiro Nanashima, le capitaine aussi insupportable qu'arrogant de l'équipe de volley.
Manjiro Nanashima, le garçon qui était fou amoureux de son jumeau disparu.
Le choc est brutal. Parce qu'aucun des deux ne s'est remis de la mort d'Akane. Parce qu'ils ne se sont jamais supportés. Et la situation ne risque pas de s'arranger quand l'insolence de Naoya le pousse a integrer l'équipe de volley de Manjiro...


Mon avis :

Plume découverte l'année dernière que j'avais adorée, j'ai décidé de découvrir mon premier MM avec Emily. Et ça a vraiment été une belle lecture, pleine de tensions et d'émotions.

Personnage présent dans son précédent roman, je savais que Naoya allait me bouleverser. De par son passé, ce qu'il a vécu, la perte de son frère jumeau puis cet engrenage plein de violence au cœur de Tokyo, on pense qu'il va pouvoir se reconstruire de retour dans sa ville natale. Mais il est toujours ce garçon qui flirte avec les limites, qui a ce besoin d'adversité et d'affrontement pour se sentir vivant, lui qui a laissé partir un bout de son âme en même temps de son frère. On le sent sur le fil du rasoir, et à tout moment, il peut basculer du mauvais côté. 
Puis il y a Manjiro, ce garçon pour qui Akane était tout. Son quotidien, son amour, son monde, et lorsqu'il regarde Naoyo il ne peut s'empêcher de voir le reflet de celui qui a disparu. On sent à quel point la situation est douloureuse pour lui.

Entre eux, c'est l'attirance qui fait mal, celle que l'on ne peut refreiner même si elle nous brise à chaque fois. Ils ont ce magnétisme, ce besoin irrépressible d'aller vers l'autre bien que ça les anéantisse. Nous sommes avec un vrai ennemies-to-lovers, dont la tension est constante, elle transpire à chaque page, et c'est un réel combat pour Manjiro et Naoya de ne pas succomber à l'autre. Mais, au-delà de l'intensité de leur attirance, ils sont surtout liés par une souffrance incommensurable dont l'un et l'autre n'arrivent pas à s'extirper. Avec les flash-back, on comprend pourquoi tant d'animosité et de haine entre eux, et c'est bouleversant.

Une romance psychologique douloureuse, avec la plume si addictive, imprégnante et dévorante d'Emily. Elle arrive à nous faire vivre des émotions d'une intensité folle et nous brise le cœur à certaines pages qui sont inoubliables. Une histoire impactante tant dans ses personnages que dans son style et sa force émotionnelle. Une romance que je n'oublierai pas.

jeudi 11 juin 2026

"Le cabinet des illusions" Enquête à Venise, 1907 de Jean-Luc Bizien

 


Éditions Maison Pop

Mars 2026

368 pages

19.95€

Résumé :

D’étranges incidents viennent perturber les répétitions de Chung Ling Soo, le légendaire magicien chinois. Dans les coulisses du Teatro Rossini, des ombres sans visage rôdent, les murs semblent respirer, murmurer et la scène réclamer le sang des intrus.

Pour Paolo, le vieux gardien, il n’y a aucun doute : le Fantôme de l’Opéra est de retour !

Alors, quand les cadavres commencent à s’accumuler, Chung Ling Soo disparaît… et William Ellsworth Robinson, maître de l’illusion et stratège hors pair, se révèle.
Face à lui, un ennemi insaisissable, un sorcier invisible qui transforme le théâtre en piège vivant. L’heure n’est plus au spectacle, c’est à un duel à mort que vont se livrer les deux adversaires.

Dans une Venise noyée de brume, où chaque masque peut dissimuler un monstre, William Elworth Robinson devra affronter bien plus qu’un fantôme… et percer un secret capable de le détruire.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi surprise !

Le premier tome se déroulait à Vienne et je l'avais beaucoup apprécié. Ici, direction Venise, quelques années plus tard, où l'on retrouve la troupe du magicien qui se prépare pour de nouvelles représentations dans un célèbre théâtre.

Comme dans le précédent opus, j'ai vraiment passé un excellent moment avec cette histoire. 
Cette fois-ci, la troupe va se retrouver personnellement prise à partie. Et Will ne peut pas laisser passer ça. Il va tout mettre en œuvre pour découvrir qui s'en prend à eux et pourquoi.

Dès les premières pages, nous sommes plongés au cœur de cette intrigue et c'est là que tout le talent de l'auteur est mis en exergue car il réussit à happer le lecteur à ses premiers mots pour ne plus le lâcher. Il n'a pas son pareil pour conter ses histoires, mais surtout, on sent que c'est méticuleusement documenté, et historiquement très juste et véridique. Il arrive à nous plonger dans ces ruelles de Venise du début du vingtième siècle, à nous faire ressentir toute cette atmosphère et l'énergie de l'époque. 

L'enquête est bien menée, avec en élément central le célébrissime fantôme de l'opéra, et l'auteur en fait son interprétation. C'était vraiment très intéressant avec beaucoup de mystères, de rebondissements, des chemins sinueux et dangereux qui maintiennent l'intérêt du lecteur jusqu'à la toute fin. Il n'y a maintenant plus qu'à attendre le troisième tome pour retrouver le magicien et ses acolytes auxquels je me suis beaucoup attachée.