lundi 17 août 2026

"Au-dessus des nuages" de Catherine Cowles

 


Éditions &H

Août 2025

374 pages

18.50 €


Résumé :

Revenir dans sa ville natale est un défi pour Everly. Affronter les souvenirs traumatiques laissés par son enfance brisée est déjà difficile, mais le regard méprisant de Hayes, le nouveau shérif, la pétrifie. À quoi s’attendait-elle ? Son propre père a enlevé la petite sœur du jeune homme, des années plus tôt, brisant plus d’une vie. Pourtant, elle croit également deviner dans ses yeux une lueur de désir qui la trouble et menace les barrières qu’elle s’efforce de maintenir entre eux. Alors qu’elle souhaite repartir de zéro, les ombres du passé se font plus oppressantes et angoissantes que jamais. Jusqu’où pourra-t-elle fuir avant que son histoire l’enchaîne à nouveau ?


Mon avis :

Une autrice que j'avais hâte de lire et ça a été une très belle découverte.

Everly est une jeune femme qui revient dans sa ville natale où elle va devoir faire face à son passé douloureux, mais elle souhaite avoir enfin le nouveau départ auquel elle a droit. J'ai adoré cette jeune femme courageuse, résiliente, qui ne baisse pas les bras, même lorsque tout semble se liguer contre elle. On sent toute la bienveillance qui émane d'elle, elle a à cœur de faire le bien, elle est soucieuse du bien-être des autres, et elle veut prouver qu'elle est différente de sa famille, et ne veut plus être associée à elle. 
Hayes, il partait mal, je dois le reconnaître. Au début, je l'ai trouvé intransigeant, obtus. Puis il va apprendre à voir au-delà de ses préjugés, et il va avancer, se remettre en question, et reconnaître ses erreurs de jugement. Je l'ai trouvé très intelligent par la suite dans l'appréhension et la lecture des émotions. 

La romance est belle et touchante. Rien ne prédestinait Everly et Hayes à être attirés l'un par l'autre, à commencer une histoire, mais tout se fait de manière si naturelle entre eux que c'était vraiment attendrissant. Il est également beaucoup question de l'amour familial, on ressent le lien qui unit les membres de la famille Easton, la famille de Hayes. Ils ont vécu le pire avec l'enlèvement de leur fille, malgré tout, ils ont su se relever et se reconstruire, c'est la famille où il y a énormément de tendresse entre eux, ils sont présents les uns pour les autres. Et Everly va pouvoir s'en rendre compte. 

J'ai adoré le contexte de la petite ville où tout le monde se connaît, et où le passé d'Everly est encore très présent, la toxicité de sa famille transpire à travers les pages du roman. Le côté suspense m'a beaucoup plu, même si j'avais deviné certaines choses, ça ne m'a pas du tout dérangée et gâché ma lecture. J'ai été embarquée du début à la fin, portée par la plume ultra addictive de l'autrice, que je relirai à coup sûr !



vendredi 7 août 2026

"La conjuration de Tokyo" de Cédrix Bannel

 


Éditions XO

Mai 2026

394 pages

21.90€


Résumé :

À Tokyo, un haut fonctionnaire international et sa femme sont assassinés. De la cocaïne est retrouvée à leur domicile. La police conclut à des meurtres crapuleux.
Kido, elle, n’y croit pas. Avec ses cheveux bleus et sa volonté de fer, l’enquêtrice − qui traque à l’ONU les délinquants financiers − soupçonne une conjuration machiavélique. D’autant que se profile l’ombre du Chat qui tranche, un mystérieux tueur, insaisissable. Pour qui travaille-t-il ?
Dans sa quête de vérité, Kido s’appuie sur sa mère, Sanae, qui connaît tous les bas-fonds de la ville, et sur l’étonnante Madame Satomi, bras droit d’un yakusa. Elle peut aussi compter sur Masaki, champion de sumo légendaire.
Le quatuor a cinq jours, pas un de plus, pour faire dérailler une mécanique implacable.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Dans ce roman, direction le Japon sous la plume de Cédric Bannel, auteur que je découvrais. Un roman qui m'a fait passer un bon moment, mais qui n'aura pas été non plus la lecture de l'année, pour des raisons qui me sont propres malgré tout.

Kido travaille pour l'ONU et elle va être appelée sur une scène de crime car c'est un de ses supérieurs qui vient d'être assassiné avec son épouse. À partir de là, elle va être entraînée dans un engrenage qui la dépasse, elle habituée aux affaires financières. 

Le roman se lit bien, très bien même. Le fait qu'il soit découpé en jour et qu'il se déroule sur un court laps de temps donnent un excellent rythme de lecture, bien aidé par la plume dynamique et incisive de l'auteur. Donc, vraiment aucun souci de ce côté-là. D'autant plus que l'auteur a une écriture assez visuelle, et on sent à travers ses mots tout l'amour qu'il a pour le Japon, ce pays, ces paysages, ces us et coutumes qu'il dépeint avec enthousiasme et profondeur.

J'ai été plus réservée concernant les personnages. Même si j'ai apprécié Kido, cette jeune femme atypique, qui se sent dépassée par les évènements, malgré tout, elle ne se laisse pas abattre, même lorsque tout se ligue contre elle, je dois reconnaître que les personnages dégagent assez peu de chaleur, et il m'a été difficile d'avoir de l'empathie pour eux. Je pense que c'est également dû à la culture nippone, assez réservée, on montre assez peu ses sentiments et ça m'a manqué, ressentir des émotions.

Concernant l'enquête, elle est bien menée et imaginée de la part de l'auteur, même si là encore, elle prend une direction qui, personnellement, ne me plaît pas plus que ça dans le genre du thriller. Ces machinations, ces jeux de pouvoir, je suis facilement perdue, et c'est quelque chose qui n'a pas ma préférence.

Un roman qui se lit bien, qui plaira à ceux qui aiment les thrillers trépidants, avec de l'action et des complots, mais j'avoue que de mon côté je suis restée un peu extérieure à l'histoire malheureusement.

mercredi 5 août 2026

"Alter egos" de Mélissa Bellevigne

 


Éditions Nox

Mai 2026

536 pages

19.90 €


Résumé :

Il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver.

Holly et Jamie sont étudiants à l'Université d'Édimbourg. Meilleurs amis depuis l'enfance, ils partagent tout... ou presque. Car Jamie cache un secret qu'il n'ose révéler : il est fou amoureux de Holly. Alors qu'il s'enfonce dans un quotidien qu'il juge trop étroit, elle s'épanouit grâce à l'attention passionnée de son professeur de littérature, qui la pousse à écrire son premier roman.
Mais quand Wallace, un étudiant charismatique et créateur de contenu reconnu, propose à Jamie de l'accompagner dans un tour des châteaux d'Europe, celui-ci voit l'occasion rêvée de s'évader. Pour la première fois, Holly et Jamie prennent des chemins différents. Ce qu'ils ignorent, c'est que leur séparation aura des répercussions qui les marqueront à jamais. Pour le pire, ou pour le meilleur ?


Mon avis :

Il y a des romans qui, lorsqu'on les referme, on sait qu'ils vont nous marquer, s'ancrer en nous, et Alter egos en fait partie. Cette histoire, c'est une multitudes de petites choses, ces petits riens qui vous touchent en plein cœur.

C'est une histoire d'amitié, de résilience, d'amour en tout genre. Cette histoire, elle répare votre cœur qu'elle a elle-même abîmé. 
Holly et Jamie sont amis depuis l'enfance, leur amitié résiste à tout, elle traverse le temps, sauf qu'on comprend rapidement que Jamie est fou amoureux de Holly sans jamais avoir osé lui avouer, de peur de tout gâcher entre eux. Ces deux personnages là sont inoubliables.
Holly est singulière, elle ne ressemble à aucune autre fille. On a parfois du mal à comprendre ses réactions, à juste titre, mais pour moi, ça ne l'a rendue qu'encore plus touchante. Elle est dans son propre univers dans lequel Jamie est un des seuls à savoir pénétrer. C'est dommage que l'on ait pas plus de personnages atypiques comme ça dans les romances.
Jamie ferait fondre n'importe quelle fille. Il est présent, plein de tendresse, mais surtout, il est très attentif à tout ce que ressent Holly. Lorsqu'il prend la décision de s'éloigner, c'est parce qu'il pense que c'est le mieux pour elle. C'est le gars dont on rêve toutes de tomber amoureuse. Et pourtant, l'autrice montre que tout le monde peut faire des erreurs, c'est aussi ça être humain.

Ce roman m'a tellement bouleversée, par ses personnages, cette romance, mais surtout par la plume de Mélissa qui fait beaucoup. Pleine de tendresse, de poésie, de mélancolie, elle vous enveloppe dans une bulle de douceur par sa magnificence. Et je trouve qu'elle est en parfaite adéquation avec l'atmosphère qui se dégage d'Édimbourg. Elle aborde des thématiques avec sensibilité et bienveillance et je n'ai pu m'empêcher de verser des larmes face à certains évènements et tant les émotions sont prégnantes à travers ses mots.

Une lecture coup de cœur pour tout cet ensemble de choses, et c'est vraiment une autrice que je vous conseille de découvrir. 


jeudi 30 juillet 2026

"Skye" de Céline E. Nicolas

 


Éditions Black Ink

Novembre 2025

353 pages

19 €


Résumé :

Emmy, jeune community manager dans une prestigieuse maison d'édition new yorkaise, a pour principale mission de gérer l'image du vieux et prétentieux auteur, William Anderson, roi incontestable du thriller.
Au service d'une patronne tyrannique, noyée dans l'anonymat de cette ville et dévorée par la course effrénée à la performance, elle ne devient plus que l'ombre d'elle même.
Ce travail est pourtant la clé qui pourrait lui permettre d'aspirer à un meilleur emploi, elle doit encore tenir.
Alors qu'elle s'apprête à prendre ses premières vacances, l'éditrice l'informe qu'elle doit rejoindre William Anderson pour l'aider à saisir son manuscrit.
À sa grande surprise, l'écrivain n'est pas sur le sol Américain, mais en Écosse, sur la petite ile de Skye, où elle est accueillie par un homme aussi beau et mystérieux que le paysage qui l'entoure.
Son voyage lui réserve de nombreuses révélations auxquelles elle n'était pas préparée.


Mon avis :

Skye me tentait depuis sa sortie en autoédition, j'ai profité de cette magnifique réédition pour craquer, et je ne regrette absolument pas car j'ai passé un doux moment de lecture.

Emmy c'est cette jeune femme qui est arrivée à New York pleine de rêves et d'idéaux mais dont la réalité quotidienne est tout autre. Lorsqu'elle est envoyée sur l'île de Skye par sa détestable patronne à la place de partir en congé, elle n'y vas pas vraiment de gaieté de cœur. D'autant plus qu'elle s'attend à trouver un vieil écrivain, et que William est bien loin de ce qu'elle s'était imaginé. Malgré tout, même si elle n'est pas ravie d'être là, elle fait preuve de bonne volonté et décide de voir les choses du bon côté. Elle va débouler dans la vie de William comme un chien dans un jeu de quilles, un rayon de soleil dans le ciel orageux. 

Orageux, c'est exactement ce qu'est William. Il s'est exilé sur l'île de Skye afin de s'isoler et petit à petit on découvre que derrière ses airs d'ours mal léché, il cache une douleur incommensurable, un puits de souffrance sans fond dans lequel il est plongé. Ses cicatrices sont si profondément ancrées qu'il a du mal à s'en défaire. 

Cette romance m'a transportée du début à la fin. Premièrement, j'ai été charmée par le décor enivrant de cette île écossaise, l'autrice a une plume si visuelle qu'on s'y croirait. Puis il y a les thématiques abordées, qui m'ont surprise car assez peu mises en avant en romance. C'était bouleversant et ça m'a procuré beaucoup d'émotions au cours de ma lecture. 

J'ai adoré découvrir cette histoire, ces personnages et la plume de cette autrice, que je relirai avec grand plaisir !

vendredi 17 juillet 2026

"Langer" T1 de Remigiusz Mroz

 


Éditions Méra

Mai 2026

552 pages

19.99 €


Résumé :

Piotr Langer Jr. est l’archétype de la réussite : riche héritier, homme d’affaires brillant, toujours impeccable, toujours en contrôle. Mais ce que le monde ne voit pas, ou refuse de voir, c’est le vide derrière le masque. Langer est un tueur. Un prédateur. Un homme qui ne ressent rien. Pas d’amour. Pas de culpabilité. Pas de peur. Juste un besoin : dominer, manipuler, effacer. Depuis des années, il orchestre sa double vie avec une précision chirurgicale. Sa froideur est sa force. L’absence d’émotion, son meilleur camouflage. Jusqu’au jour où une femme entre dans sa vie. Nina. Elle est différente. Inattendue. Elle n’a ni le regard fuyant, ni les réactions programmées auxquelles Langer est habitué. Elle l’observe, le défie, résiste à son emprise. Et contre toute logique, elle l’intrigue. Ce qu’il ressent face à elle n’a pas de nom dans son vocabulaire, car pour la première fois, une fissure semble s’ouvrir dans son monde parfaitement étanche. Ce n’est pas de l’amour – il n’en est pas capable. Ce n’est pas de la peur – il la méprise. Et pourtant, elle bouleverse un équilibre millimétré bâti sur le vide. Curiosité ? Fascination ? Faiblesse ? Peu à peu, un jeu de pouvoir s’installe entre eux, un duel où l’arme la plus dangereuse pourrait être… l’émotion.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour ce partenariat !

Avec ce thriller, l'auteur nous plonge dans la psyché d'un serial killer et le moins que l'on puisse dire, c'est âmes sensibles, s'abstenir ! C'est dérangeant, brut, profondément malsain.

Langer passe pour un riche homme d'affaires lambda aux yeux de tous, mais sous la surface, se cache une tout autre personne. Un tueur froid et machiavélique qui utilise l'art du paraître et de la manipulation mieux que quiconque. Lorsqu'il rencontre Nina, son monde va vaciller, mais il ignore jusqu'à quel point.

J'ai trouvé ce roman assez déconcertant tout en étant fascinant. Je ne saurais dire si je l'ai aimé ou non tant j'ai ressenti d'émotions contradictoires au fil de ma lecture. Car l'auteur, bien qu'utilisant l'écriture à la troisième personne, nous immerge dans les pensées de son antihéros et c'est flippant. On ressent toute l'intelligence dont il fait preuve, sauf qu'il l'utilise pour ses envies de meurtre. On éprouve le besoin irrépressible que c'est pour lui de tuer. L'auteur ne nous épargne absolument aucun détail et c'est là que je fais de la prévention… Les scènes sont gore, très gore. Décrites de manière vraiment graphique, le lecteur n'est pas ménagé… De la torture, du V, de la nécrophilie au programme, et de façon suggéré de la nécrophagie et de la pédo… donc réellement, il faut être préparé à lire ce genre de choses.

Malgré tout, ce thriller est bien construit avec des rebondissements que je n'ai absolument pas vu venir et qui m'ont laissée bouche bée, je dois le reconnaître. L'auteur a parfaitement mené son récit, là où il voulait emmener le lecteur. La psychologie du personnage de Langer que j'ai trouvée réellement intrigante. D'autant qu'avec certains chapitres dans le passé, on découvre comment ce dernier s'est construit.

Un thriller gore, puissant, dérangeant au possible, qui nous met face à la cruauté humaine dans ce qu'elle a de plus animale. Un récit à la noirceur indescriptible qui plonge le lecteur dans l'horreur, porté par un antihéros et des personnages secondaires captivants. Et vu la fin, je suis très curieuse de découvrir le prochain opus ! 

vendredi 10 juillet 2026

"In my pistachio era" de Emily Collins

 


Collection &H

Mai 2026

474 pages

19.90 €


Résumé :

Juliette pensait repartir de zéro. Quitter Paris, son mec et sa vie bien rangée pour s’installer en Toscane. Son rêve ? Produire des pistaches, faire du yoga au lever du soleil, écouter Taylor Swift en boucle et s’inventer une existence douce et gourmande – à l’image de son tiramisu à la pistache préféré.

Jusqu’à ce qu’Orso entre en scène. Producteur d’huile d’olive au charme brut et au caractère bien trempé, il voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette Française qui ose bousculer les traditions. Entre eux, les piques fusent et les regards s’accrochent. Le courant ne passe pas, il crépite.

Quand un prestigieux concours les oppose, la guerre est déclarée : olives contre pistaches, tradition contre modernité, fierté contre désir. Et si l’amour, comme les meilleures recettes, naissait parfois des associations les plus inattendues ?


Mon avis :

La Toscane, ses collines typiques, ses champs d'oliviers, ses petits villages aux rues escarpées, ça fait clairement rêver et avec cette histoire, on se retrouve plongé dans ce décor inimitable, qui une fois qu'on y a mis les pieds capture notre cœur.

Avec cette histoire, vous aurez l'impression d'être en vacances, elle est parfaite pour la saison. Mais elle était surtout parfaite pour moi au moment où je l'ai lue, elle était exactement ce dont j'avais besoin. De l'amour, de l'évasion, de l'humour, une bulle de douceur qui fait du bien.

Deux personnages aux antipodes l'un de l'autre, mais tout aussi attachants. Juliette est cette Parisienne qui décide enfin de s'écouter et de prendre sa vie en main, sans faire pour une fois ce que l'on attend d'elle. Elle revient dans cette Toscane qu'elle a tant aimée étant petite aux côtés de sa grand-mère. Elle fait preuve de beaucoup de courage, elle ne baisse pas les bras, j'ai aimé ce caractère pugnace tout en étant à l'écoute des autres. 
Orso lui c'est cet Italien ténébreux, bougon à souhait, mais qui cache un grand cœur. Il est présent pour ce qu'il aime et il est d'une grande abnégation. 
Entre eux, c'est un peu la rencontre du feu et de la glace, Orso ne veut pas de cette nouvelle étrangère sur ces terres qu'il aime tant, mais Juliette n'est pas prête d'abandonner son rêve. 
Mention toute particulière aux personnages secondaires, Gianni, Giulia, et tous les autres qui sont de vrais rayons de soleil !

J'ai tellement aimé la manière dont la relation se construit. Patiemment, délicatement, comme la confection d'une focaccia ! Juliette va faire tomber les barrières d'Orso et lui va apprendre à voir au-delà de ses préjugés. C'était mignon, ça sent l'été, la dolce vita, et toutes les saveurs italiennes avec une plume entraînante, drôle et touchante. Est-ce que j'ai eu envie de prendre un billet d'avion pour la Toscane après avoir terminé ce roman ? Tout à fait ! C'est donc un pari réussi et cette lecture termine en joli coup de cœur ! 

mardi 30 juin 2026

"Ruin me, Ventis" de Tessa Wolf

 


Auto-édition

Mars 2026

522 pages

20.90 €

Résumé :

Au royaume de Vakestan, le prince héritier Bastien Alaric Drakenberg incarne à lui seul la puissance, la beauté et la terreur. Aux côtés de son père, il veille sur un royaume qu'il gouvernera un jour d'une main de fer, et cela pourrait le satisfaire... Mais depuis la fin de la guerre, le monde lui semble fade, peuplé d'êtres insignifiants et serviles. Rien ne l'émeut, rien ne l'atteint. Les batailles ont laissé place à un ennui que même le luxe et le pouvoir ne comblent pas.

Reyes Ventis n’aurait jamais dû survivre. Fille des traîtres d’Amarante, royaume ennemi, elle grandit à Vakestan sous le poids d’une faute qui n’est pas la sienne. Tolérée par la loi, rejetée par le peuple, elle apprend à se faire discrète et à encaisser.

Sa vie aurait pu être tolérable, si elle n’était pas empoisonnée par ce seul regret : avoir osé adresser la parole à l’ainé Drakenberg cette nuit-là, car il semblerait que son indiscipline ait éveillé en lui un intérêt cruel.


Mon avis :

Je remercie Tessa pour ce service de presse et la confiance qu'elle m'a une nouvelle fois accordée.

Si ce n'était pas Tessa qui avait écrit cette histoire, je ne l'aurais probablement pas lue, n'étant pas amatrice de romantasy. J'avoue qu'il m'a fallu un certain moment pour entrer totalement dans l'histoire, mais le final annonce un prochain tome explosif !

Reyes est une jeune femme à la vie compliquée. À Vakestan, elle est considérée comme une étrangère, mais dans son pays d'origine, Amarante, elle est la fille des traîtres… Elle tente de se faire sa place dans ce monde où elle ne se sent chez elle nulle part. Lorsque sa route croise celle de Bastien, ce prince ténébreux, ça ne va pas s'arranger. Je l'ai trouvée extrêmement touchante. Elle fait preuve de caractère et de courage lorsque la plupart des personnes s'effondreraient. Malgré tout, on ressent toute sa peine, sa solitude et son besoin de sécurité.
Bastien est ce prince destiné à devenir roi, sombre, qui ne laisse aucune place aux sentiments. Sa rencontre avec Reyes fait vaciller ses certitudes et il se retrouve perturbé par ce qu'elle fait naître en lui. Il est imprévisible dans ses réactions et ça le rend encore plus dangereux.

Cette relation, c'est un vrai slow-burn… Tessa sait parfaitement faire monter la tension, et ça m'a tellement frustrée !! Entre eux, c'est épidermique, magnétique, dès qu'ils se voient, ils sont autant attirés l'un par l'autre qu'irrités ! Ce sont surtout deux cœurs esseulés qui retrouvent dans l'autre ses propres blessures. La tension est omniprésente, même dans leurs silences… elle est même exacerbée dans ce qui est tu. 

Tessa aborde également des thématiques comme le racisme, le fait de ne se sentir nulle part chez soi, on ressent tout ce climat oppressant, inquiétant et violent à travers ses mots qui sont toujours soigneusement choisis. La plume de cette autrice, c'est comme une douce mélodie qui nous enivre pour mieux percuter notre cœur par la suite. Certains passages sont très sombres et violents, attention aux TW.

Un premier tome où il m'aura fallu du temps pour rentrer dedans, mais lorsque tout finit par éclater, la relation entre Reyes et Bastien, les intrigues politiques, les complots, j'ai été prise dans les filets du roman. Et vu la fin, le tome 2 promet d'être beaucoup plus dans l'action !