mardi 5 mai 2026

"Le piège" de Olivier Bal

 


Éditions XO

Avril 2026

412 pages

21.90 €


Résumé :

Depuis 10 ans, Harry Miller traque Franck Lombardo à travers les États-Unis.
Il le laisse disparaître. Changer de ville. Recommencer une vie.
Et puis, quand Franck croit enfin être libre, le piège se referme. Une nouvelle fois.
Pourquoi cet acharnement ?
Dans la guerre que se livrent ces deux hommes, une enquêtrice, Leah, est rongée par le doute.
Qui est le chasseur... Qui est la proie ?
Et si le véritable piège n'était pas celui que l'on croit ?


Mon avis :

Je remercie XO éditions pour cet envoi !

Un thriller haletant et diablement, méthodiquement efficace.

Ça fait bien longtemps que je n'avais pas été autant prise dans un thriller, totalement happée, une lecture en apnée, écrite par la plume précise et incisive de l'auteur. Un roman où l'on joue avec la dualité des sentiments, des émotions, du bien et du mal. 
Qui est réellement le protagoniste ? Qui est l'antagoniste ?
Lorsque l'on débute notre lecture, on en a une idée assez bien précise en tête, puis petit à petit, sournoisement, Olivier Bal brouille les cartes et embrouille les esprits.

La psychologie des personnages est finement maîtrisée de la part de l'auteur. On se prend d'empathie successivement pour Harry, puis pour Franck. Pourquoi cette chasse incessante au fil des années ? C'est la question qui hante le lecteur dès le début de sa lecture. Puis toutes les pièces s'emboîtent, tel un puzzle machiavélique. Avec cette histoire, Olivier Bal aborde plusieurs thèmes : le deuil, la vengeance, l'obsession, la manipulation. Comment et pourquoi un homme, le plus ordinaire du monde, peut sombrer dans une telle folie et devient le cauchemar d'un autre ? 

Écrit de manière assez cinématographique, avec des allers et des retours dans la ligne temporelle, on découvre chaque piège au fil des années, tous plus diaboliques les uns que les autres. Un thriller où la tension est palpable à chaque page, que j'ai dévoré, tout en en savourant chaque mot. Un roman qui vous prend au piège pour ne plus vous lâcher jusqu'au dénouement final !

mercredi 29 avril 2026

"La recette du bonheur est de n'en suivre aucune" de Charlotte Léman

 


Éditions Maison Pop

Avril 2026

250 pages

19.95 €


Résumé :

Après un divorce difficile, Clémence renaît au Pays basque, où elle s’épanouit enfin entre son amoureux, ses amies et un travail où elle peut s’adonner à sa passion pour la pâtisserie. Confiante en l’avenir, elle est décidée à ne plus se laisser marcher sur les pieds. Mais, malgré ses bonnes résolutions, les vieilles habitudes et le passé ont vite fait de la rattraper. Alors, quand un enchaînement d’imprévus – dont le retour de son ex toxique – vient mettre à mal son équilibre, sa sérénité va retomber comme un soufflé !Après avoir fait des tartes meringuées avec les citrons que la vie a mis sur son chemin, Clémence va devoir, à présent, trouver les ingrédients pour écrire sa propre recette du bonheur.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi !

J'avais adoré le premier roman où l'on découvrait Clémence, cette jeune quarantenaire qui devait se reconstruire après un divorce rocambolesque. Et j'ai encore une fois adoré ce roman !

C'est le style de roman que l'on ouvre, que l'on dévore en ayant ce petit sourire aux lèvres et que l'on savoure comme une douce pâtisserie.

On retrouve Clémence au Pays Basque où elle a réussi à se reconstruire, se retrouver, et être en accord avec elle-même. Elle est en couple, mais elle le vit sans prise de tête, au jour le jour et ça fait du bien. On la suit entre son job à la boutique, son amoureux, sa relation avec son fils, son groupe d'amies. Il y a tous ces petits tracas que l'on peut tous connaître un jour dans notre vie quotidienne, mais toujours avec cette petite touche d'humour piquante et délectable !

J'ai ri, j'ai souri, j'ai été émue, j'ai été touchée, je suis passée par pas mal d'émotions avec ce roman qui nous montre que les petits bonheurs de la vie et du quotidien sont tellement importants et qu'il faut savoir les apprécier à leur juste valeur. Il faut également savoir s'écouter, dire non pour être mieux dans sa vie et en accord avec soi-même. 

Un joli roman contemporain avec une héroïne douce, bienveillante et drôle que j'ai adoré retrouver une nouvelle fois ! Et mention spéciale pour les hashtags à la fin des chapitres !

mercredi 22 avril 2026

"La faille" de W. Chmielarz


Éditions Méra
Novembre 2025
352 pages
19.99 €

Résumé :

Lorsque Janina perd la vie dans un accident de voiture, le monde de Maciej s'écroule. Comment annoncer l'impensable à leurs deux petites filles ? Et comment faire le deuil, quand tant de questions restent sans réponse ?
Janina devait se rendre en voyage d'affaires à Cracovie. Pourtant, l'accident s'est produit à plus de cinq cents kilomètres de là, près de Mragowo. S'est-elle trompée de route ? Lui a-t-elle menti ? Alors qu'un mystérieux inconnu se présente à l'enterrement, Maciej réalise que sa femme dissimulait de terribles secrets.
Rongé par le doute, Maciej décide d'aller enquêter sur place. Mais plus il creuse, plus il se rend compte que la vérité, loin de le libérer, pourrait bien le détruire.
Un choix s'impose alors à lui : retourner à Varsovie... ou poursuivre les fantômes du passé.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi.

Un thriller construit comme un jeu de pistes où l'on suit Maciej, cet époux désœuvré par la mort brutale de sa femme mais qui n'est pas au bout de ses surprises en découvrant petit à petit tout ce qu'elle lui cachait.

Lentement, mais sûrement, l'auteur nous emmène sur des chemins sinueux et sombres, avec cet homme qui doit non seulement faire son deuil, gérer celui de ses enfants, mais qui cherche surtout à comprendre. Pourquoi ? Comment ? Il est partagé entre sa peine incommensurable et son envie, son besoin viscéral de savoir, même si ça doit le faire souffrir encore plus.

La plume de l'auteur nous fait ressentir toute cette multitude de sentiments, d'émotions, parfois contradictoires, qui traversent le protagoniste avec une justesse qui m'a saisie. Le tout porté par le choix du récit à la première personne, amenant encore plus d'immersion au lecteur. Les pages de ce roman se tournent toutes seules, sans même que l'on s'en rende compte tant on a envie de savoir nous aussi. 

L'auteur part d'un drame, malheureusement tragiquement banal, pour nous offrir un roman prenant et fascinant, où les apparences peuvent être trompeuses. Il est parti dans une direction que je n'avais pas appréhendée, et je n'en ai été que plus bluffée et surprise. Un thriller que je vous recommande, et qui est d'autant plus accessible car sans aucune scène gore.
 

lundi 13 avril 2026

"Hôtel Avallon" de Maggie Stiefvater

 


Éditions du Seuil

Avril 2026

440 pages

23.50 €


Résumé :

En 1942, au coeur des Appalaches, June Hudson dirige l’un des plus beaux hôtels spa d’Amérique du Nord. Cette institution, propriété de la riche famille Gilfoyle, semble à mille lieues du conflit qui ravage l’Europe. Mais lorsque les États-Unis entrent en guerre, June et ses 450 employés ont pour obligation de recevoir des diplomates de l’Axe assignés à résidence sous bonne garde du FBI.
À l’Avallon, personne ne souhaite servir du caviar à l’ennemi. Alors que les tensions montent entre le personnel et les hôtes, le vernis impeccable de ce cadre idyllique commence à s’écailler. Le regard inquisiteur de l’agent Minnick ajoute au trouble que ressent June, déstabilisée par cette situation qui la dépasse, et les dilemmes qui l’accompagnent.
Car June cache un secret, un secret au coeur de l’Avallon, pour lequel elle a tout risqué.


Mon avis :

Je remercie Babelio ainsi que la maison d'édition pour cet envoi !

Ayant lu l'autrice avec ses romans YA, pour son premier roman adulte, je pensais à un style facile, une lecture aisée. Il n'en a rien été !

Ici nous sommes dans un vrai roman d'ambiance, avec un rythme lent, et un style très travaillé, peut-être un peu trop parfois, ce qui amène des longueurs à mon sens. Malgré tout, je ne peux pas dire que ça ait été un mauvaise lecture !

1942, la Guerre fait rage en Europe, mais elle toque également à la porte des Américains qui viennent de subir l'attaque de Pearl Harbor. Et lorsqu'un hôtel luxueux devient la résidence de plusieurs diplomates ennemis, c'est comme si la guerre frappait à leur porte.

Dans ce contexte historique lourd, nous suivons la vie de cet hôtel de luxe, où il y a beaucoup de personnages qui évoluent, ce qui m'a parfois perdue un peu dans ma lecture. Employés de l'hôtel, représentants des forces de l'ordre, diplomates de l'Axe, tous vont se croiser, mais surtout devoir vivre ensemble, se côtoyer et apprendre à composer malgré les inimitiés et cette atmosphère oppressante. 

Le rythme du roman est assez lent, la mise en place de l'intrigue également, l'autrice prend le temps de tout, avec une plume travaillée, un brin onirique, et ajoute à son histoire et à l'hôtel un côté mystique où les secrets sont omniprésents. 

J'aurais souhaité un roman plus ancré dans l'historique, le contexte de la guerre dont les Américains semblent bien loin de ce qui se passe en Allemagne, jusqu'à ce que les Japonais les frappent, et moins cette partie de la vie de l'hôtel où tout ne doit être qu'apparence et faux sourires, quitte à verser dans l'hypocrisie... Si vous aimez les romans portés par une ambiance feutrée, un appel à la libération et l'ouverture de la pensée, avec une touche d'historique et de luxe, cette histoire devrait vous ravir. Pour ma part, ça a été une lecture intéressante, mais que j'aurais aimé plus rythmée, et pas réellement celle à laquelle je m'attendais.

mardi 7 avril 2026

"Le vampire de Montparnasse" de Paul Eckerman

 


Éditions Dark Side

Mars 2026

220 pages

19.95 €


Résumé :

Paris, 1848. Tandis que la Révolution fait trembler les fondations de la monarchie, une autre terreur s’installe dans les entrailles de la ville. Des cadavres exhumés, souillés, mutilés, dévorés. La presse en fait ses choux gras et, très vite, un nom circule dans les ruelles sombres : « le Vampire du Montparnasse ».
Entre folie, pulsions destructrices et silence des institutions, l’affaire défie les limites de la justice et de la médecine. Chargé du dossier, l’inspecteur Charles Arburu plonge dans une traque obsédante.
Inspirée de faits réels, cette enquête aux accents gothiques explore les tréfonds de l’âme humaine aux débuts de la psychiatrie criminelle. Une plongée vertigineuse dans un XIXe siècle où la science balbutie face à l’horreur indicible.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition et l'auteur pour cet envoi !


L'auteur nous amène sur les traces de cet individu qui a durant plusieurs semaines semé la terreur dans les cimetières parisiens, exhumant des cadavres, les mutilant, voire plus... Dès les premières lignes, on sait que l'auteur va nous mettre face à ces atrocités, sans concession, sans retenue. Certaines scènes sont décrites de manière précise, chirurgicale, graphique, et malgré ça, sans aucun voyeurisme malsain. Il nous expose juste les choses de manières très factuelles, ce qui les rend encore plus dérangeantes et inconfortables je trouve.

C'est une immersion dans ce Paris du 19e où le climat est inquiétant, aux notes gothiques, aux côtés de cet enquêteur, Charles Arburu, qui va tout mettre en œuvre pour arrêter la personne qui commet ces ignominies, qui laissent penser qu'elle ne peut pas avoir toute sa tête, aucun homme sain d'esprit ne pourrait commettre de telles atrocités.

J'ai aimé découvrir comment cette enquête avait été menée, avec les moyens de l'époque, comment l'auteur des faits va être traduit en justice, comment sa psychologie va être appréhendée. J'ai trouvé ça tellement immersif, captivant et fascinant. D'autant plus que l'auteur étaye son récit d'annexes sur lesquelles il s'est appuyé afin de rendre tout cela le plus véridique et authentique possible. Je connais son travail de recherche minutieux et méticuleux qui donne tant de profondeur à son histoire.

Si vous êtes amateurs de récits mettant en avant des histoires vraies, sans toutefois être rebutés par des scènes aux détails scabreux, je vous conseille de découvrir cette histoire !


mardi 31 mars 2026

"Au nom de la justice" de Vish Dhamija

 


Éditions Méra
Janvier 2026
350 pages
19.99 €

Résumé :

À New Delhi, Baby, seize ans, fille d’une domestique, est violée. Son agresseur présumé, Maheep Singh, est un élève aisé et arrogant, protégé par le statut de son père, un homme d’affaires influent. Très vite, le système judiciaire, gangrené par le pouvoir et les intérêts, commence à vaciller. La justice semble hors de portée pour ceux qui n’ont ni argent, ni nom. Vansh Diwan, avocat réputé et employeur de la mère de Baby, refuse d’intervenir, paralysé par ses liens avec la famille du suspect. Sa femme, indignée, décide alors de faire appel à un vieil ami, un avocat charismatique et engagé, pour défendre la victime et faire éclater la vérité. Mais l’affaire prend une tournure dramatique lorsque Maheep est retrouvé mort. Et c’est la mère de Baby qui se retrouve sur le banc des accusés. Le combat pour la justice devient alors une guerre contre l’injustice, les abus de pouvoir et le silence organisé. Au nom de la justice est un thriller judiciaire intense, à la fois enquête criminelle, drame social et réflexion sur la justice et la morale. Dans un monde où la loi protège les puissants, ce roman interroge : qui rendra justice aux victimes ?


Mon avis :

Je remercie les éditions Mera pour ce partenariat.

Un thriller judiciaire prenant et efficace qui nous montre les mécanismes de la justice indienne pas toujours très justes.

Cette histoire, elle m'a autant révoltée qu'elle ne m'a fait de la peine. De la peine pour ces femmes qui se battent contre leur condition, contre le système qui les martyrise. De le révolte contre ce système de castes, ce système où les plus puissants ont encore la suprématie et se pensent intouchables. Mais heureusement, certaines personnes ont encore de l'intégrité et vont se battre pour Baby et sa mère, prises dans cet engrenage dont elles sont victimes.

Mon coup de cœur du roman est pour Priti, cette femme assez courageuse pour décider de se battre pour la justice lorsque les autres abandonnent, capitulent, et ce malgré les risques qu'elle encoure. En compagnie de Akash, cet ami avocat, ils vont faire front contre l'injustice qui sévit.

Je ne veux pas trop vous en dire car je trouve déjà que le résumé en dit un peu trop selon moi. Ce roman est mené par la plume incisive, rythmée de l'auteur qui pousse à la réflexion sur le système judiciaire indien, mais également sur la condition des femmes. Ce peuple encore gangréné par la corruption, et déchiré entre le désir de modernité de certains et les traditions plus ou moins équitables, solidement ancrées. 

Attention à la scène de viol, écrite de manière très factuelle, sans voyeurisme mais qui peut rester malgré tout choquante pour les plus sensibles.

Un thriller judiciaire addictif, parfaitement maîtrisé de la part de l'auteur, que je recommande aux amateurs du genre.



mardi 24 mars 2026

"Une lueur dans l'obscurité" de Andréa Générali

 

Auto-édition

Mars 2026

310 pages

16.99€ (Papier)/4.99€ (Ebook)


Résumé :

Afin d’aider financièrement son père durant cette sombre année 1942, Michelle trouve un travail en tant que femme de ménage dans un manoir non loin de son petit village de Mignière. Mais la jeune femme au caractère effacé est loin de se douter que des officiers allemands habiteront le lieu où elle doit loger.

Son appréhension se transforme alors en fascination pour un résident, un mystérieux capitaine qu’elle observe chaque soir à la fenêtre de la cuisine. Il est intimidant, charismatique mais aussi terriblement dangereux. Elle se retrouve rapidement dans une fâcheuse posture où elle se confronte à lui.

Un lien se tisse entre ces deux êtres que tout oppose mais le mystère persiste.

Qui est donc réellement cet officier allemand que tout le monde semble redouter ?


Mon avis :

Je remercie l'autrice pour sa confiance pour ce partenariat.

Autrice que j'ai découverte avec La rose ne fleurit qu'en hiver, j'étais impatiente de découvrir cette romance.
Dès les premières pages, j'ai su que je tomberais en amour pour cette histoire et ces personnages, bien qu'ils ne soient pas parfaits. Notamment Michelle que j'ai bien eu du mal à comprendre à certains moments, parfois elle m'a agacée. Mais peut-être parce qu'elle m'a fait penser à moi dans son manque de confiance en elle, son côté ingénu aussi. Malgré tout, je l'ai trouvée touchante et j'ai eu envie que son histoire avec Hans ait un dénouement heureux, malgré le contexte difficile.

Hans a ce côté interdit de l'ennemi. Il est allemand, sous l'occupation, et dégage une aura de dangerosité. Cependant, au contact de Michelle, on découvre un homme bien différent de ce qu'on imagine. Il se révèle être protecteur et tendre.

L'autrice nous fait ressentir à travers ses mots si justement choisis toute l'hostilité et la peur qui régnaient durant cette période si sombre de l'Histoire. Mais surtout, il y a toute la tension entre Hans et Michelle. Ils sont attirés l'un par l'autre tout en sachant qu'ils ne devraient pas. Hans représente le belligérant pour Michelle, et cet interdit rajoute une dimension intense à la romance. Michelle sait ce qu'elle risque si leur amour s'ébruite. Malgré tout, elle ne peut lutter contre ses sentiments. Ce sont deux âmes qui se trouvent au milieu du chaos, et qui souhaitent pouvoir vivre leur amour bien que ça soit prohibé. 

C'était une très belle lecture, immersive, avec deux personnages qui m'ont profondément touchée.