vendredi 5 juin 2026

"Le café des rêves" de Gavin's Clemente Ruiz

 


Éditions XO

Mai 2026

320 pages

20.90 €


Résumé :

Après un burn-out à Berlin, Inès, trentenaire à la vie jusque-là très " connectée ", trouve refuge dans le sud de l'Espagne, chez sa grand-mère, Pilar, qu'elle n'a pas vue... depuis trop longtemps.

Dans ce coin de paradis chauffé par le soleil, le " café sans nom " – mais à l'âme si présente – bat au rythme des confidences et des rêves qui s'y croisent.

Autour des tables, Inès fait la connaissance de Luz, la voisine au food truck poétique, de Ruben, le patron aux doux silences, de Julia, la coiffeuse au cœur cabossé, et d'Alberto, ancien instituteur aux secrets bien gardés. Sans oublier le cercle des sorcières bien-aimées animé par Pilar – vieilles dames aussi fantasques que redoutablement lucides.

Entre tortillas bien grasses, olives pimentées, cartes postales pleines de vérités et rires qui font du bien, Inès découvre alors que, loin des ambitions et des illusions, il existe mille façons de vivre, d'aimer... et de rêver sous les figuiers.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Il y a des romans pour lesquels on attend juste du divertissement, de psser un agréable moment, c'était le cas pour celui-ci, avec sa jolie couverture, son titre, cette promesse d'évasion au cœur de l'Andalousie… Je n'étais pas préparée à toutes les émotions que cette histoire allait me procurer. 

Inès est cette jeune femme à laquelle il est facile de s'identifier et pour laquelle on ressent beaucoup d'empathie. Elle pense sa vie bien en place à Berlin et pourtant, lorsqu'elle perd son job et son petit ami, elle décide de prendre du recul en allant chez sa grand-mère en Andalousie qu'elle n'a pas vue depuis un moment. Elle va y découvrir une autre manière d'appréhender le quotidien, de voir la vie, mais surtout, prendre le temps de vivre.

Ce roman respire la douceur et la bienveillance, à l'image de tous les personnages que l'on y rencontre. Ils ont tous une histoire de vie et quelque chose à apporter à Inès. Ils sont drôles, attachants et hauts en couleur ! 

À travers les mots de l'auteur, j'ai ressenti tellement de nostalgie. Nostalgie de moments d'enfance, de vacances avec mes grands-parents, ce roman a été comme une madeleine de Proust qui m'a profondément chamboulée et émue. Le ressenti de ces émotions a été bien aidé par la plume de l'auteur à la fois impactante avec des phrases courtes mais aussi remplie de poésie et de tendresse. On ressent avec ces mots tout le soleil de l'Andalousie, les ruelles de ce petit village, la chaleur humaine de ce café, la sororité de Pilar et ses amies. C'était une magnifique lecture qui a su se faire une place dans mon cœur, tout en tendresse et en poésie, qu'il faut faire lire et découvrir. 


mardi 2 juin 2026

"La maison rouge" de Roz Watkins

 


H&O Éditions

Mai 2026

384 pages

22.90 €


Résumé :

Quand j’avais cinq ans, je m’appelais Célestine Flowers. Oui, je suis celle qui s’est enfuie de la Maison Rouge, la fameuse fillette aux serpents. Oui, j’ai été témoin du massacre de mes parents, et c’est moi qui ai désigné Joseph, mon propre frère, à la police.
Mais vingt ans se sont écoulés depuis ces événements tragiques et, aujourd’hui, je fais tout pour vivre une vie normale : j’ai déménagé et changé de nom, je travaille à mi-temps dans une librairie. Mon plus gros souci, c’est ma prosopagnosie, une incapacité à reconnaître les visages qui me contraint à vivre dans une certaine solitude. Ma grand-mère, Peggy, est ma meilleure amie, c’est elle qui s’occupe de mon frère plongé dans le coma depuis cette fameuse nuit.
Or, aujourd’hui, tout semble concourir à faire voler en éclat ce que j’ai mis tant de temps à construire. Pour pouvoir retrouver ma tranquillité, je vais devoir prendre des décisions terribles, plonger dans mon passé et revenir à la Maison Rouge.
Alors, vais-je devoir risquer ma vie pour pouvoir vivre comme je l’entends ?


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition pour cet envoi !

Je me suis lancée dans ce thriller en ne sachant pas trop où j'allais car, comme indiqué dans le résumé, on connaît déjà le coupable de la tuerie donc je me demandais où l'autrice voulait emmener le lecteur. Mais j'ai fait confiance et cette lecture a été excellente !

L'autrice a mené son histoire de manière assez brillante je trouve. En mettant le roman sous les yeux d'Eve (anciennement Celestine) qui est atteinte de prosopagnosie, on suit avec elle l'avancée de ses recherches, et lorsqu'elle se met à douter de la culpabilité de son frère, cela met également le lecteur en pleine incertitude je trouve. On ne sait plus si on peut faire confiance à ce qu'a vu Eve, et quelque part, le doute s'installe… Le rythme du roman est assez particulier car je l'ai trouvé à la fois bon, les pages se tournent avec facilité, il n'y a que peu de temps mort et à la fois, les choses prennent le temps, elles avancent au rythme où elles doivent avancer, sans toutefois que je relève de longueurs pesantes. 

J'ai trouvé ce thriller captivant tant dans ses personnages contrastés que dans l'intrigue en elle-même qui a su me surprendre du début à la fin. J'en ai lu des thrillers, j'émets toujours de multiples hypothèses, et pourtant, dans celui-ci, je n'ai rien vu venir, car il est bien construit, bien ficelé et très surprenant, et ce jusqu'au dernier moment.

Un thriller qui mérite clairement qu'on se penche dessus et qui ravira les amateurs du genre, je pense. C'est en tout cas une autrice que je vais suivre avec attention !

vendredi 22 mai 2026

Red flag (Saga First year) de F. Myjany

 


28 mai 2026

455 pages

4.99 € (ebook)


Résumé :

Evy Bast débarque à Redwood Coast University avec un seul rêve : intégrer le prestigieux cursus de littérature. Mais faute de bourse étudiante, elle va démarrer cette première année loin des amphithéâtres, derrière le comptoir du réputé Seaside Coffee.
Quand la rumeur d'un trafic de drogue circule parmi les étudiants, Evy y voit une chance inespérée. Elle va alors proposer un marché peu commun au doyen de l'université : devenir son informatrice en échange d'une bourse.

Mais c'est sans compter sur sa rencontre avec Zane MacHallan.

Fils du doyen, charmeur insolent et insupportable, Zane est celui qui fascine autant qu'il agace. Mais s'il semble ne jamais rien prendre au sérieux, Zane cache derrière des airs de Red flag ambulant, une intelligence acérée.

Entre eux, la tension est immédiate dès leur première rencontre. Mais Evy ignore une chose essentielle : le dealer qu'elle recherche et qui pourrait lui donner accès à ses rêves pourrait bien être celui qui l'attire irrémédiablement.

Entre tension dangereuse et secrets bien gardés, c'est un jeu du chat et de la souris qui prend vie. Et lorsque la vérité éclatera au grand jour, resteront-ils du même côté ?


Mon avis :

Je remercie l'autrice pour sa confiance !

Fanny a réussi à nous offrir une romance universitaire qui sort des codes et des clichés habituels et c'était vraiment rafraîchissant. 

Evy est une jeune femme qui m'a réellement conquise. J'ai aimé les valeurs qu'elle a et qu'elle défend. Elle ne rêve que d'une chose, intégrer l'université pour y étudier et pour ça, elle est prête à tous les sacrifices. Cependant, elle reste intègre et fidèle à ses principes. C'est une jeune femme à qui la vie n'a pas fait de cadeaux et qui malgré tout est rayonnante et attachante. 
Zane est son parfait opposé. Fils du doyen, il a grandi dans l'aisance, et en dépit de ça, il n'est pas heureux. Il a besoin d'adrénaline et pour cela, il n'hésite pas à franchir les limites. Il n'est pas le boyfriend parfait, loin de là. Il est plein de contrastes, il est agaçant, mais il fait preuve dune grande intelligence et ça va captiver Evy.

Deux êtres que tout oppose, et pourtant… Evy va réussir à voir en Zane ce qu'il s'efforce tant à cacher aux yeux des autres. Elle arrive à voir au-delà de ses apparences et de sa carapace, et lui la pousse à donner le meilleur d'elle-même, même lorsqu'elle n'y croit plus.

J'ai adoré la construction de l'histoire faite par Fanny, la manière dont elle aborde certaines thématiques, dont une que l'on voit trop peu, toujours avec l'humour et la bienveillance qui la caractérisent. Avec cette histoire, elle nous montre que parfois, tout n'est pas simple et ne se résout pas parce qu'on a rencontré la bonne personne. Le chemin peut être chaotique, tout n'est pas pardonnable ou acceptable, même au nom de l'amour. Ça apporte tellement de réalisme à cette histoire.

Une romance universitaire qui m'a happée, que j'ai adorée, avec la plume toujours diablement efficace de Fanny. Un petit bonbon à déguster !

mercredi 13 mai 2026

"Just pretend" de Ellie Jade

 


Éditions Addictives

Mars 2024

431 pages

8.90 €


Résumé :

Née dans une famille bourgeoise où les traditions prédominent, Constance doit sans cesse répondre à la même question ; pourquoi n'a-t-elle toujours pas trouvé un bon parti ? Un soir, elle craque et annonce à ses proches ce mensonge éhonté : elle sort avec l'homme parfait. Désormais, il ne lui reste plus qu'à le rencontrer… et vite ! En apparence, Bauer coche toutes les cases pour jouer le faux fiancé de Constance au pied levé. En réalité, il est très loin de ce que les parents de la jeune femme attendent d'un gendre idéal. il est taciturne, marqué par les tourments, et la carrière qu'il tente de laisser derrière lui les ferait rougir jusqu'aux oreilles… Mais l'acting est une seconde nature pour Bauer, et il est bien décidé à jouer son rôle jusqu'au bout. Constance et Bauer devront affronter les conventions, leurs démons et toutes les nouvelles émotions qui les tourmentent…


Mon avis :

Une romance sur base de fake dating, on ne va pas se le cacher, c'est mon petit péché mignon ! Quand, en plus, on a des personnages attachants, mais surtout avec des caractères assez fougueux, c'est carton plein ! Et là je remercie Ale de m'avoir fortement encouragée à découvrir cette histoire.

Si je n'avais pas attaqué cette histoire en étant malade, je l'aurais clairement dévorée ! La plume d'Ellie que je découvrais est comme un petit bonbon acidulé, elle est sucrée, tout en étant piquante, elle se savoure. C'est plein de dynamisme, de fluidité et d'humour.

J'ai succombé pour Bauer, à l'image de Constance ! Il respire la force tranquille, et malgré tout, il est comme un volcan en sommeil. Il dégage ce côté protecteur et rassurant dont Constance avait réellement besoin. Il était étriqué dans le carcan imposé par ses parents, il a cherché son émancipation, ce qui l'a malheureusement conduit sur le mauvais chemin. Il est tiraillé entre son besoin de liberté et d'assumer les conséquences de ses choix. Malgré tout, il reste un homme bienveillant sur lequel on peut s'appuyer.
Constance est cette jeune femme qui a les mêmes fêlures que Bauer, ce sentiment d'être dans l'incapacité d'arriver à l'idéal imposé par ses proches. 

Après une première rencontre épique, poussés dans ce fake dating, il va falloir qu'ils s'apprivoisent, mais ils vont surtout se découvrir plus de points communs qu'ils ne l'imaginent et chacun va apaiser le cœur de l'autre.

C'était vraiment un excellent moment de lecture, qui aura remuer mon cœur bien plus que je ne l'avais envisagé ! Je relirai cette autrice avec grand plaisir !

jeudi 7 mai 2026

"Noces de cendres" T1 de Mireille Calmel

 


XO Éditions

Avril 2026

355 pages

20.90 €


Résumé :

Bretagne, juin 1505

Lorsque le capitaine René de Kerboullart, maître des eaux et des forêts de Rhuys, demande la main de Sigilée, tout en elle s'enflamme.

L'homme est aussi séduisant que mystérieux. Il ne réclame pour dot qu'un lopin de terres marécageuses, oubliées de tous !

Un choix étrange. Dans ces terres noyées de brume, les loups rôdent. Et, jusque dans les murs de l'abbaye voisine, on murmure qu'un mal ancien s'éveille...

Tandis que Sigilée s'abandonne à l'homme qu'elle croit aimer, Kerboullart resserre peu à peu son emprise. Il est convaincu qu'elle est la clef d'une malédiction monstrueuse.

Une malédiction qu'il est prêt à détruire à tout prix. Quitte à sacrifier son épouse...


Mon avis :

Je remercie la maison d'éditons pour cet envoi !

Encore une fois, Mireille Calmel nous offre un roman à la croisée des genres : de l'historique, du fantastique, cette petite touche de mysticisme qui nous plonge dans une lecture envoûtante. vous allez me dire que depuis le temps, je ne suis certainement plus objective avec cette autrice, et c'est probablement le cas !

Nous avons toute une palette de personnages, tous plus intéressants les uns que les autres, qui, derrière des apparences stéréotypées, se révèlent plus complexes et torturés qu'il n'y paraît. Faux-semblants, secrets, trahisons vont mettre à mal l'image que le lecteur se fait de certains protagonistes. Et j'ai aimé me sentir balloter ainsi et ne plus savoir à qui me fier. 

Nous sommes dans une Bretagne du 16e siècle, où les diverses croyances et peurs bercent le quotidien des habitants. Et c'est dans ce climat inquiétant que l'on suit Sigilée qui doit épouser René, cet homme qui la pousse dans des retranchements de sensualité qu'elle n'imaginait pas. Mais elle est surtout au centre d'une malédiction qu'elle ne soupçonne absolument pas.

L'intrigue est bien ficelée, même si elle peut sembler lente à certains moments, Mireille Calmel prend le temps de nous plonger dans son univers et de nous mener par le bout du nez, il faut le dire ! J'ai adoré cette ambiance fantastique, et ce cliffhanger de fin qui nous laisse sur notre faim, dans l'attente du prochain tome !

mardi 5 mai 2026

"Le piège" de Olivier Bal

 


Éditions XO

Avril 2026

412 pages

21.90 €


Résumé :

Depuis 10 ans, Harry Miller traque Franck Lombardo à travers les États-Unis.
Il le laisse disparaître. Changer de ville. Recommencer une vie.
Et puis, quand Franck croit enfin être libre, le piège se referme. Une nouvelle fois.
Pourquoi cet acharnement ?
Dans la guerre que se livrent ces deux hommes, une enquêtrice, Leah, est rongée par le doute.
Qui est le chasseur... Qui est la proie ?
Et si le véritable piège n'était pas celui que l'on croit ?


Mon avis :

Je remercie XO éditions pour cet envoi !

Un thriller haletant et diablement, méthodiquement efficace.

Ça fait bien longtemps que je n'avais pas été autant prise dans un thriller, totalement happée, une lecture en apnée, écrite par la plume précise et incisive de l'auteur. Un roman où l'on joue avec la dualité des sentiments, des émotions, du bien et du mal. 
Qui est réellement le protagoniste ? Qui est l'antagoniste ?
Lorsque l'on débute notre lecture, on en a une idée assez bien précise en tête, puis petit à petit, sournoisement, Olivier Bal brouille les cartes et embrouille les esprits.

La psychologie des personnages est finement maîtrisée de la part de l'auteur. On se prend d'empathie successivement pour Harry, puis pour Franck. Pourquoi cette chasse incessante au fil des années ? C'est la question qui hante le lecteur dès le début de sa lecture. Puis toutes les pièces s'emboîtent, tel un puzzle machiavélique. Avec cette histoire, Olivier Bal aborde plusieurs thèmes : le deuil, la vengeance, l'obsession, la manipulation. Comment et pourquoi un homme, le plus ordinaire du monde, peut sombrer dans une telle folie et devient le cauchemar d'un autre ? 

Écrit de manière assez cinématographique, avec des allers et des retours dans la ligne temporelle, on découvre chaque piège au fil des années, tous plus diaboliques les uns que les autres. Un thriller où la tension est palpable à chaque page, que j'ai dévoré, tout en en savourant chaque mot. Un roman qui vous prend au piège pour ne plus vous lâcher jusqu'au dénouement final !

mercredi 29 avril 2026

"La recette du bonheur est de n'en suivre aucune" de Charlotte Léman

 


Éditions Maison Pop

Avril 2026

250 pages

19.95 €


Résumé :

Après un divorce difficile, Clémence renaît au Pays basque, où elle s’épanouit enfin entre son amoureux, ses amies et un travail où elle peut s’adonner à sa passion pour la pâtisserie. Confiante en l’avenir, elle est décidée à ne plus se laisser marcher sur les pieds. Mais, malgré ses bonnes résolutions, les vieilles habitudes et le passé ont vite fait de la rattraper. Alors, quand un enchaînement d’imprévus – dont le retour de son ex toxique – vient mettre à mal son équilibre, sa sérénité va retomber comme un soufflé !Après avoir fait des tartes meringuées avec les citrons que la vie a mis sur son chemin, Clémence va devoir, à présent, trouver les ingrédients pour écrire sa propre recette du bonheur.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi !

J'avais adoré le premier roman où l'on découvrait Clémence, cette jeune quarantenaire qui devait se reconstruire après un divorce rocambolesque. Et j'ai encore une fois adoré ce roman !

C'est le style de roman que l'on ouvre, que l'on dévore en ayant ce petit sourire aux lèvres et que l'on savoure comme une douce pâtisserie.

On retrouve Clémence au Pays Basque où elle a réussi à se reconstruire, se retrouver, et être en accord avec elle-même. Elle est en couple, mais elle le vit sans prise de tête, au jour le jour et ça fait du bien. On la suit entre son job à la boutique, son amoureux, sa relation avec son fils, son groupe d'amies. Il y a tous ces petits tracas que l'on peut tous connaître un jour dans notre vie quotidienne, mais toujours avec cette petite touche d'humour piquante et délectable !

J'ai ri, j'ai souri, j'ai été émue, j'ai été touchée, je suis passée par pas mal d'émotions avec ce roman qui nous montre que les petits bonheurs de la vie et du quotidien sont tellement importants et qu'il faut savoir les apprécier à leur juste valeur. Il faut également savoir s'écouter, dire non pour être mieux dans sa vie et en accord avec soi-même. 

Un joli roman contemporain avec une héroïne douce, bienveillante et drôle que j'ai adoré retrouver une nouvelle fois ! Et mention spéciale pour les hashtags à la fin des chapitres !

mercredi 22 avril 2026

"La faille" de W. Chmielarz


Éditions Méra
Novembre 2025
352 pages
19.99 €

Résumé :

Lorsque Janina perd la vie dans un accident de voiture, le monde de Maciej s'écroule. Comment annoncer l'impensable à leurs deux petites filles ? Et comment faire le deuil, quand tant de questions restent sans réponse ?
Janina devait se rendre en voyage d'affaires à Cracovie. Pourtant, l'accident s'est produit à plus de cinq cents kilomètres de là, près de Mragowo. S'est-elle trompée de route ? Lui a-t-elle menti ? Alors qu'un mystérieux inconnu se présente à l'enterrement, Maciej réalise que sa femme dissimulait de terribles secrets.
Rongé par le doute, Maciej décide d'aller enquêter sur place. Mais plus il creuse, plus il se rend compte que la vérité, loin de le libérer, pourrait bien le détruire.
Un choix s'impose alors à lui : retourner à Varsovie... ou poursuivre les fantômes du passé.


Mon avis :

Je remercie la ME pour cet envoi.

Un thriller construit comme un jeu de pistes où l'on suit Maciej, cet époux désœuvré par la mort brutale de sa femme mais qui n'est pas au bout de ses surprises en découvrant petit à petit tout ce qu'elle lui cachait.

Lentement, mais sûrement, l'auteur nous emmène sur des chemins sinueux et sombres, avec cet homme qui doit non seulement faire son deuil, gérer celui de ses enfants, mais qui cherche surtout à comprendre. Pourquoi ? Comment ? Il est partagé entre sa peine incommensurable et son envie, son besoin viscéral de savoir, même si ça doit le faire souffrir encore plus.

La plume de l'auteur nous fait ressentir toute cette multitude de sentiments, d'émotions, parfois contradictoires, qui traversent le protagoniste avec une justesse qui m'a saisie. Le tout porté par le choix du récit à la première personne, amenant encore plus d'immersion au lecteur. Les pages de ce roman se tournent toutes seules, sans même que l'on s'en rende compte tant on a envie de savoir nous aussi. 

L'auteur part d'un drame, malheureusement tragiquement banal, pour nous offrir un roman prenant et fascinant, où les apparences peuvent être trompeuses. Il est parti dans une direction que je n'avais pas appréhendée, et je n'en ai été que plus bluffée et surprise. Un thriller que je vous recommande, et qui est d'autant plus accessible car sans aucune scène gore.
 

lundi 13 avril 2026

"Hôtel Avallon" de Maggie Stiefvater

 


Éditions du Seuil

Avril 2026

440 pages

23.50 €


Résumé :

En 1942, au coeur des Appalaches, June Hudson dirige l’un des plus beaux hôtels spa d’Amérique du Nord. Cette institution, propriété de la riche famille Gilfoyle, semble à mille lieues du conflit qui ravage l’Europe. Mais lorsque les États-Unis entrent en guerre, June et ses 450 employés ont pour obligation de recevoir des diplomates de l’Axe assignés à résidence sous bonne garde du FBI.
À l’Avallon, personne ne souhaite servir du caviar à l’ennemi. Alors que les tensions montent entre le personnel et les hôtes, le vernis impeccable de ce cadre idyllique commence à s’écailler. Le regard inquisiteur de l’agent Minnick ajoute au trouble que ressent June, déstabilisée par cette situation qui la dépasse, et les dilemmes qui l’accompagnent.
Car June cache un secret, un secret au coeur de l’Avallon, pour lequel elle a tout risqué.


Mon avis :

Je remercie Babelio ainsi que la maison d'édition pour cet envoi !

Ayant lu l'autrice avec ses romans YA, pour son premier roman adulte, je pensais à un style facile, une lecture aisée. Il n'en a rien été !

Ici nous sommes dans un vrai roman d'ambiance, avec un rythme lent, et un style très travaillé, peut-être un peu trop parfois, ce qui amène des longueurs à mon sens. Malgré tout, je ne peux pas dire que ça ait été un mauvaise lecture !

1942, la Guerre fait rage en Europe, mais elle toque également à la porte des Américains qui viennent de subir l'attaque de Pearl Harbor. Et lorsqu'un hôtel luxueux devient la résidence de plusieurs diplomates ennemis, c'est comme si la guerre frappait à leur porte.

Dans ce contexte historique lourd, nous suivons la vie de cet hôtel de luxe, où il y a beaucoup de personnages qui évoluent, ce qui m'a parfois perdue un peu dans ma lecture. Employés de l'hôtel, représentants des forces de l'ordre, diplomates de l'Axe, tous vont se croiser, mais surtout devoir vivre ensemble, se côtoyer et apprendre à composer malgré les inimitiés et cette atmosphère oppressante. 

Le rythme du roman est assez lent, la mise en place de l'intrigue également, l'autrice prend le temps de tout, avec une plume travaillée, un brin onirique, et ajoute à son histoire et à l'hôtel un côté mystique où les secrets sont omniprésents. 

J'aurais souhaité un roman plus ancré dans l'historique, le contexte de la guerre dont les Américains semblent bien loin de ce qui se passe en Allemagne, jusqu'à ce que les Japonais les frappent, et moins cette partie de la vie de l'hôtel où tout ne doit être qu'apparence et faux sourires, quitte à verser dans l'hypocrisie... Si vous aimez les romans portés par une ambiance feutrée, un appel à la libération et l'ouverture de la pensée, avec une touche d'historique et de luxe, cette histoire devrait vous ravir. Pour ma part, ça a été une lecture intéressante, mais que j'aurais aimé plus rythmée, et pas réellement celle à laquelle je m'attendais.

mardi 7 avril 2026

"Le vampire de Montparnasse" de Paul Eckerman

 


Éditions Dark Side

Mars 2026

220 pages

19.95 €


Résumé :

Paris, 1848. Tandis que la Révolution fait trembler les fondations de la monarchie, une autre terreur s’installe dans les entrailles de la ville. Des cadavres exhumés, souillés, mutilés, dévorés. La presse en fait ses choux gras et, très vite, un nom circule dans les ruelles sombres : « le Vampire du Montparnasse ».
Entre folie, pulsions destructrices et silence des institutions, l’affaire défie les limites de la justice et de la médecine. Chargé du dossier, l’inspecteur Charles Arburu plonge dans une traque obsédante.
Inspirée de faits réels, cette enquête aux accents gothiques explore les tréfonds de l’âme humaine aux débuts de la psychiatrie criminelle. Une plongée vertigineuse dans un XIXe siècle où la science balbutie face à l’horreur indicible.


Mon avis :

Je remercie la maison d'édition et l'auteur pour cet envoi !


L'auteur nous amène sur les traces de cet individu qui a durant plusieurs semaines semé la terreur dans les cimetières parisiens, exhumant des cadavres, les mutilant, voire plus... Dès les premières lignes, on sait que l'auteur va nous mettre face à ces atrocités, sans concession, sans retenue. Certaines scènes sont décrites de manière précise, chirurgicale, graphique, et malgré ça, sans aucun voyeurisme malsain. Il nous expose juste les choses de manières très factuelles, ce qui les rend encore plus dérangeantes et inconfortables je trouve.

C'est une immersion dans ce Paris du 19e où le climat est inquiétant, aux notes gothiques, aux côtés de cet enquêteur, Charles Arburu, qui va tout mettre en œuvre pour arrêter la personne qui commet ces ignominies, qui laissent penser qu'elle ne peut pas avoir toute sa tête, aucun homme sain d'esprit ne pourrait commettre de telles atrocités.

J'ai aimé découvrir comment cette enquête avait été menée, avec les moyens de l'époque, comment l'auteur des faits va être traduit en justice, comment sa psychologie va être appréhendée. J'ai trouvé ça tellement immersif, captivant et fascinant. D'autant plus que l'auteur étaye son récit d'annexes sur lesquelles il s'est appuyé afin de rendre tout cela le plus véridique et authentique possible. Je connais son travail de recherche minutieux et méticuleux qui donne tant de profondeur à son histoire.

Si vous êtes amateurs de récits mettant en avant des histoires vraies, sans toutefois être rebutés par des scènes aux détails scabreux, je vous conseille de découvrir cette histoire !


mardi 31 mars 2026

"Au nom de la justice" de Vish Dhamija

 


Éditions Méra
Janvier 2026
350 pages
19.99 €

Résumé :

À New Delhi, Baby, seize ans, fille d’une domestique, est violée. Son agresseur présumé, Maheep Singh, est un élève aisé et arrogant, protégé par le statut de son père, un homme d’affaires influent. Très vite, le système judiciaire, gangrené par le pouvoir et les intérêts, commence à vaciller. La justice semble hors de portée pour ceux qui n’ont ni argent, ni nom. Vansh Diwan, avocat réputé et employeur de la mère de Baby, refuse d’intervenir, paralysé par ses liens avec la famille du suspect. Sa femme, indignée, décide alors de faire appel à un vieil ami, un avocat charismatique et engagé, pour défendre la victime et faire éclater la vérité. Mais l’affaire prend une tournure dramatique lorsque Maheep est retrouvé mort. Et c’est la mère de Baby qui se retrouve sur le banc des accusés. Le combat pour la justice devient alors une guerre contre l’injustice, les abus de pouvoir et le silence organisé. Au nom de la justice est un thriller judiciaire intense, à la fois enquête criminelle, drame social et réflexion sur la justice et la morale. Dans un monde où la loi protège les puissants, ce roman interroge : qui rendra justice aux victimes ?


Mon avis :

Je remercie les éditions Mera pour ce partenariat.

Un thriller judiciaire prenant et efficace qui nous montre les mécanismes de la justice indienne pas toujours très justes.

Cette histoire, elle m'a autant révoltée qu'elle ne m'a fait de la peine. De la peine pour ces femmes qui se battent contre leur condition, contre le système qui les martyrise. De le révolte contre ce système de castes, ce système où les plus puissants ont encore la suprématie et se pensent intouchables. Mais heureusement, certaines personnes ont encore de l'intégrité et vont se battre pour Baby et sa mère, prises dans cet engrenage dont elles sont victimes.

Mon coup de cœur du roman est pour Priti, cette femme assez courageuse pour décider de se battre pour la justice lorsque les autres abandonnent, capitulent, et ce malgré les risques qu'elle encoure. En compagnie de Akash, cet ami avocat, ils vont faire front contre l'injustice qui sévit.

Je ne veux pas trop vous en dire car je trouve déjà que le résumé en dit un peu trop selon moi. Ce roman est mené par la plume incisive, rythmée de l'auteur qui pousse à la réflexion sur le système judiciaire indien, mais également sur la condition des femmes. Ce peuple encore gangréné par la corruption, et déchiré entre le désir de modernité de certains et les traditions plus ou moins équitables, solidement ancrées. 

Attention à la scène de viol, écrite de manière très factuelle, sans voyeurisme mais qui peut rester malgré tout choquante pour les plus sensibles.

Un thriller judiciaire addictif, parfaitement maîtrisé de la part de l'auteur, que je recommande aux amateurs du genre.



mardi 24 mars 2026

"Une lueur dans l'obscurité" de Andréa Générali

 

Auto-édition

Mars 2026

310 pages

16.99€ (Papier)/4.99€ (Ebook)


Résumé :

Afin d’aider financièrement son père durant cette sombre année 1942, Michelle trouve un travail en tant que femme de ménage dans un manoir non loin de son petit village de Mignière. Mais la jeune femme au caractère effacé est loin de se douter que des officiers allemands habiteront le lieu où elle doit loger.

Son appréhension se transforme alors en fascination pour un résident, un mystérieux capitaine qu’elle observe chaque soir à la fenêtre de la cuisine. Il est intimidant, charismatique mais aussi terriblement dangereux. Elle se retrouve rapidement dans une fâcheuse posture où elle se confronte à lui.

Un lien se tisse entre ces deux êtres que tout oppose mais le mystère persiste.

Qui est donc réellement cet officier allemand que tout le monde semble redouter ?


Mon avis :

Je remercie l'autrice pour sa confiance pour ce partenariat.

Autrice que j'ai découverte avec La rose ne fleurit qu'en hiver, j'étais impatiente de découvrir cette romance.
Dès les premières pages, j'ai su que je tomberais en amour pour cette histoire et ces personnages, bien qu'ils ne soient pas parfaits. Notamment Michelle que j'ai bien eu du mal à comprendre à certains moments, parfois elle m'a agacée. Mais peut-être parce qu'elle m'a fait penser à moi dans son manque de confiance en elle, son côté ingénu aussi. Malgré tout, je l'ai trouvée touchante et j'ai eu envie que son histoire avec Hans ait un dénouement heureux, malgré le contexte difficile.

Hans a ce côté interdit de l'ennemi. Il est allemand, sous l'occupation, et dégage une aura de dangerosité. Cependant, au contact de Michelle, on découvre un homme bien différent de ce qu'on imagine. Il se révèle être protecteur et tendre.

L'autrice nous fait ressentir à travers ses mots si justement choisis toute l'hostilité et la peur qui régnaient durant cette période si sombre de l'Histoire. Mais surtout, il y a toute la tension entre Hans et Michelle. Ils sont attirés l'un par l'autre tout en sachant qu'ils ne devraient pas. Hans représente le belligérant pour Michelle, et cet interdit rajoute une dimension intense à la romance. Michelle sait ce qu'elle risque si leur amour s'ébruite. Malgré tout, elle ne peut lutter contre ses sentiments. Ce sont deux âmes qui se trouvent au milieu du chaos, et qui souhaitent pouvoir vivre leur amour bien que ça soit prohibé. 

C'était une très belle lecture, immersive, avec deux personnages qui m'ont profondément touchée.


jeudi 19 mars 2026

"La colocataire" de Sarah Bailey

 


Éditions Méra

Janvier 2026

450 pages

9.99 €


Résumé :

Surnommé par les médias « le meurtre de la colocataire », l’affaire trouble les Australiens depuis près d’une décennie. Olive Groves, journaliste au Melbourne Today, a couvert les faits à l’époque jusqu’à l’obsession. Neuf ans plus tard, lorsqu’une des colocataires est retrouvée morte dans une maison isolée. Oli est de nouveau chargée de l’affaire, mais cette fois, c’est à contrecœur qu’elle doit faire équipe avec Cooper, un jeune podcasteur. Tandis qu’Oli et Cooper exhument de nouveaux faits, de sombres secrets sont mis au jour. Les révélations propulseront Oli dans le passé, la contraignant à affronter ses propres démons.

Que s’est-il réellement passé entre les trois colocataires cette nuit-là? La quête incessante d’Oli pour la vérité mettra-t-elle sa nouvelle famille en danger? Et sa conviction que le meurtrier se trouve au plus près de chez elle pourrait-elle menacer son bonheur et même sa santé mentale?


Mon avis :

Je remercie les éditions Méra pour l'envoi de ce roman.

Un roman d'enquête journalistique riche en rebondissements avec un début un peu difficile, je dois le reconnaître.

L'autrice ne prend pas le temps de planter son histoire, elle nous plonge directement dedans, dès les premières pages. Il y a beaucoup de personnages, d'évènements à prendre en compte, la plume assez descriptive, ce qui a rendu le début du roman un peu nébuleux pour moi. J'étais un peu perdue, et j'avais du mal à avancer dans l'histoire. De plus, j'ai trouvé l'héroïne Oli assez froide, presque antipathique. 

Malgré tout, le fait de le faire en LC m'a aidée à persévérer dans ma lecture et ma curiosité était piquée concernant l'enquête, je voulais connaître le dénouement. Donc bien que le début ait été compliqué, je retiens un sentiment plutôt positif de cette lecture.

L'autrice a parfaitement mené son histoire, elle amène le lecteur sur plusieurs chemins, cherchant à le perdre, et ça a fonctionné ! On a des pistes afin de savoir ce qu'il s'est vraiment passé entre ces trois colocataires, et aucune de celles que j'avais envisagées n'était la bonne. 

J'ai trouvé que ce qui était mis en avant, le côté journalistique avec la presse écrite qui s'oppose à l'émergence des podcasts, reprendre ainsi un cold case et chercher à assembler les pièces du puzzle qui semblaient manquantes à l'époque, jusqu'au dénouement, l'explication que je n'avais pas vu venir, était réellement intéressant.

Si vous aimez les romans qui amènent à la réflexion, avec une enquête solide, bien ficelée, une plume immersive, je vous conseille de découvrir ce roman. 


mercredi 18 mars 2026

"Jour après jour" de Coralie Janne

 


Éditions XO

19 mars 2026

355 pages

20.90 €


Résumé :

Prudence est animatrice télé et jeune maman. Gilles est agriculteur et a tout perdu. Quant à Valentin, c'est un ado de 17 ans qui vit son premier amour au rythme des défis TikTok lancés par ses potes. Ces trois-là ne se connaissent pas mais ont formulé le même souhait, au même instant : revenir à la journée di 13 janvier 2024. La journée où tout a basculé pour eux.
Trois vies brisées.
Trois bougies soufflées.
Pour un vœu partagé.
Revenir en arrière. Changer le cours des choses. Ne pas commettre la même erreur.
Seulement voilà : on ne réécrit pas le temps sans en payer le prix. Et parfois, vouloir réparer le passé peut briser bien plus que le destin...


Mon avis :
 
Je remercie les éditions XO pour cet envoi.

Jour après jour est de ces romans à la fois douloureux et lumineux. De ceux qui réparent le cœur qu'ils ont brisé.

Nous avons tous dans notre vie un jour où l'on se demande ce qu'il se serait passé si nous avions fait un autre choix, pris un autre chemin. Ce jour le plus douloureux de notre existence qui a tout changé ensuite, aux conséquences irréversibles.

Ce roman c'est une bouffée d'humanité, qui laissera son empreinte dans mon cœur, c'est une certitude. 
Pour ces personnages qui ne sont pas parfaits, qui font des erreurs, qui sont humains, tout simplement. Que ce soit Prudence, Gilles, Valentin ou bien Eve, ils ont tous vécu un drame qui a changé le cours de leur vie, ils en subissent tous les jours les conséquences, mais est-ce que revenir en arrière rendrait leur quotidien plus doux ? 
Eve est celle qui peut les aider et elle fait preuve d'une grande abnégation pour les aider, elle est prête à tous les sacrifices. Elle est d'un altruisme qu'on voit malheureusement trop peu.

Une histoire qui mêle plusieurs genres, avec une petite touche fantastique qui apporte un côté magique, onirique au récit. Mais ce que je retiens de cette histoire, c'est la bienveillance et la résilience qui en ressortent, la douceur de plume qui apporte de la sensibilité et les multiples émotions que j'ai ressenties au cours de ma lecture. C'était beau tout simplement.

lundi 16 mars 2026

"Queen of Scots" de Liv Stone

 


Éditions BMR

Novembre 2025

585 pages

20 €


Résumé :

Leur mariage n’est qu’un contrat de trois ans : une alliance stratégique censée préserver une monarchie écossaise au bord de l’implosion. Pour Aédan Stuart, c’est un sacrifice nécessaire. Pour Halley Morland McLeod, le seul moyen de sauver ses espoirs de carrière.

Mais dans les Highlands balayés par les vents, où les clans rivaux s'affrontent et où les trahisons se nouent, leur pacte est mis à rude épreuve. Pris au piège de leur propre jeu, ils découvrent en eux-mêmes des sentiments dangereux qui pourraient réduire leurs ambitions en cendres. Chaque regard devrait être une négociation, chaque baiser une performance… jusqu’à ce que la réalité de leurs désirs les rattrape.

Entre complots de cour, secrets de famille et menace d’insurrection, Halley devra décider si elle est un pion… ou la reine qui changera les règles.


Mon avis :

** Possibles spoilers sur le premier tome **

Je remercie l'autrice ainsi que la ME pour cet envoi.

Après le premier tome et comment celui-ci se terminait, j'étais impatiente de replonger dans cet univers. 

Nous sommes une fois de plus en immersion dans cette Écosse clanique où Aéden, ce roi au trône vacillant doit choisir une épouse, et son choix va être très controversé puisqu'il se porte sur Halley, pâtissière au château, héritière McLeod qui n'a cependant pas grandi parmi les siens et n'a donc pas les codes des clans.

Ce tome est encore un joli pavé où l'on sent que Liv s'est attachée aux détails et n'a rien laissé au hasard. Intrigues, complots, trahison, tout est minutieusement étudié et révélé. 

Nous reprenons l'intrigue directement après la fin du premier tome, et nous sommes immédiatement plongés dans cette ambiance écossaise et au cœur de l'action. Ce tome est justement dosé entre intrigues politiques et préparation du mariage. C'est vraiment un tome riche, complexe et trépidant. D'un côté, Aéden doit affronter les clans, faire face à tout ce qui menace son trône, mais également apprivoiser Halley, ils vont devoir passer pour le couple amoureux aux yeux du monde. Halley doit se fondre dans ce moule qu'est la monarchie, ce qu'on attend d'elle et c'est loin d'être simple, elle risque bien de mettre des coups de pied dans la fourmilière, d'autant plus qu'elle est plongée dans une quête personnelle obsédante ! 
Malgré tous ces évènements extérieurs qui vont les mettre à rude épreuve, ils vont trouver l'un auprès de l'autre le soutien qui leur manquait. Ils peuvent compter l'un sur l'autre, s'épauler et affronter l'adversité, tout en domptant leurs sentiments naissants.

J'ai adoré cette duologie, où Liv s'est vraiment investie pour offrir cette histoire immersive, réaliste, une romance émouvante qui défie les convenances et des personnages complexes et attachants que j'ai laissé partir avec un pincement au cœur.